Une frappe israélienne menée mardi à Doha a endeuillé les forces de sécurité qataries : un sous-officier a trouvé la mort, plusieurs autres ont été blessés, tandis que les dirigeants du Hamas, visés par l’opération, ont échappé à la mort.
Selon le ministère qatari de l’Intérieur, l’attaque a ciblé un complexe lié au mouvement palestinien dans la capitale. La victime a été identifiée comme Badr Saad Mohammed Al-Humaidi Al-Dosari, membre des forces de sécurité intérieure.
Du côté du Hamas, un responsable a indiqué sur la chaîne Al Jazeera que la frappe avait causé « plusieurs morts », parmi lesquels le fils et le chef de cabinet de Khalil al-Hayya, principal négociateur du mouvement. Celui-ci a toutefois survécu, de même que d’autres cadres, que l’organisation présente comme les cibles directes de ce qu’elle qualifie de « tentative d’assassinat ».
Lire aussi
Le Royaume du Maroc condamne vivement l’agression israélienne odieuse et la violation de la souveraineté de l’État frère du Qatar
Ces frappes surviennent dans un contexte où la diplomatie se heurte aux armes. À Jérusalem, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé que la guerre à Gaza pourrait « s’arrêter immédiatement » si le Hamas acceptait la proposition de trêve portée par Donald Trump. « Israël a accepté les principes de la proposition avancée par le président Trump, qui commence par la libération de tous nos otages », a-t-il déclaré, ajoutant : « Si le Hamas dit oui, la guerre peut s’achever aussitôt. »
Lire aussi
Doha : les frappes israéliennes visaient des négociateurs du Hamas, l’ambassade américaine appelle ses ressortissants à rester à l’abri
De son côté, l’ancien président américain, qui s’affiche comme un allié indéfectible d’Israël, a multiplié les pressions ces derniers jours, parlant d’un « dernier avertissement » adressé au mouvement palestinien. Selon lui, « les Israéliens ont accepté mes conditions », et la balle est désormais dans le camp du Hamas.

