Le plan israélien de prendre le contrôle de la ville de Gaza constitue une nouvelle “escalade” d’Israël qui menace la “stabilité régionale”, a accusé samedi l’Autorité palestinienne.
“Les politiques d’Israël, y compris la réoccupation de Gaza, les tentatives d’annexion de la Cisjordanie et la judaïsation de Jérusalem, fermeront toutes les portes à la sécurité et à la stabilité tant au niveau régional que mondial”, a estimé dans un communiqué le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina.
Abou Roudeina a dénoncé “le rejet par Israël des critiques internationales et des avertissements des puissances mondiales concernant l’escalade de la guerre contre le peuple palestinien”, qualifiant ces actions “de défi sans précédent et de provocation à la volonté internationale de parvenir à la paix”
“La bande de Gaza fait partie intégrante de l’État de Palestine, tout comme Jérusalem et la Cisjordanie. Sans elle, il n’y aura pas d’État palestinien”, affirme le porte-parole de la présidence.
Il a appelé “le Conseil de sécurité de l’ONU, à contraindre d’urgence” Israël “à cesser ses agressions, à permettre l’entrée de l’aide” dans Gaza. Il a également appelé l’administration américaine “à assumer ses responsabilités en empêchant Israël d’étendre la guerre et en stoppant le terrorisme des colons en Cisjordanie (…)”.
Le gouvernement du Premier ministre israélien a approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi une nouvelle phase des opérations militaires contre le Hamas dans la bande de Gaza prévoyant l’occupation de la ville de Gaza.
L’annonce de ce plan a suscité la réprobation internationale. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit samedi en urgence sur ce sujet.
Outre le désarmement du Hamas et le retour “de tous les otages, vivants et morts” encore aux mains du Hamas, le plan israélien vise à démilitariser la bande de Gaza et la placer sous contrôle israélien, avant la mise en place “d’une administration civile” qui ne soit “ni le Hamas ni l’Autorité palestinienne”, selon Netanyahu.
Après 22 mois de guerre, le Premier ministre est confronté à une très forte pression en Israël et de l’étranger pour mettre fin à son offensive dans la bande de Gaza, où plus de deux millions de Palestiniens sont menacés d’une “famine généralisée”, selon l’ONU.

