Les étudiants non européens devront désormais justifier de ressources financières nettement plus élevées pour décrocher un visa étudiant en Belgique.
À partir de la prochaine rentrée académique, le seuil mensuel exigé passera de 835 à 1.050 euros. Pour l’année 2026-2027, ce montant sera indexé à 1.062 euros par mois, soit plus de 12.000 euros à prouver pour l’ensemble de l’année universitaire.
La décision a été annoncée par la ministre fédérale de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, et relayée par le quotidien flamand Het Laatste Nieuws. L’objectif affiché est double : éviter que des étudiants étrangers ne se retrouvent en difficulté financière une fois sur place, et limiter les détournements du visa étudiant comme voie d’accès facilitée au territoire belge.
Concrètement, les candidats devront démontrer qu’ils disposent de moyens de subsistance suffisants pour couvrir logement, alimentation, frais de séjour et dépenses courantes. Jusqu’ici fixé à 835 euros mensuels, le montant minimal était jugé insuffisant au regard de l’augmentation du coût de la vie. La réforme prévoit également une indexation automatique du seuil chaque année académique, afin de suivre l’évolution des prix.
Dans les faits, cette hausse représente un obstacle supplémentaire pour de nombreux étudiants issus de pays hors Union européenne. Les autorités belges soulignent qu’il s’agit avant tout d’une mesure de prévention contre la précarité et le recours à l’aide sociale. Les universités, selon le quotidien flamand, soutiennent cette adaptation des règles, estimant qu’elle clarifie les conditions d’accueil.
Les chiffres récents illustrent déjà la pression sur le système. L’an dernier, l’Office des étrangers a rejeté 2.615 demandes de visa étudiant. Les refus concernaient principalement des ressortissants du Cameroun (1.098 dossiers) et du Maroc (536).
Ce durcissement des conditions financières s’inscrit dans un contexte européen plus large de contrôle accru des flux migratoires liés aux études. Pour les étudiants non européens envisageant des études supérieures en Belgique, l’anticipation budgétaire devient désormais une étape incontournable du projet académique.



