La première dame de France, Brigitte Macron, s’apprête à fournir devant la justice américaine des éléments photographiques et scientifiques attestant de son identité de femme. Une démarche inédite qui intervient dans le cadre du procès intenté par le couple présidentiel contre la commentatrice conservatrice américaine Candace Owens, accusée d’avoir diffusé une rumeur diffamatoire devenue virale.
Depuis plusieurs mois, Owens, figure de la droite américaine âgée de 36 ans, propage sur ses canaux numériques une théorie complotiste affirmant que Brigitte Macron serait née homme, sous le nom de Jean-Michel Trogneux. L’animatrice n’hésite pas à affirmer publiquement qu’elle « mettrait sa carrière en jeu » sur cette accusation, qu’elle présente comme une certitude.
Une riposte judiciaire ferme
Face à ce qu’ils qualifient de « campagne mondiale d’humiliation », Emmanuel et Brigitte Macron ont déposé plainte aux États-Unis en juillet 2025. Leur avocat, Tom Clare, a confirmé à la BBC que des preuves irréfutables seraient produites, allant de témoignages médicaux et scientifiques à des photographies personnelles, notamment celles de la première dame enceinte et avec ses enfants.
« C’est extrêmement éprouvant de devoir exposer publiquement ce type de preuves, mais Brigitte Macron est déterminée à rétablir la vérité », a expliqué l’avocat.
Un impact personnel et politique
Selon la défense, ces accusations ne relèvent pas de la recherche de la vérité, mais d’une volonté délibérée d’attirer l’attention. « Ces affirmations sont fausses, Owens le savait et les a diffusées malgré tout », rappelle la plainte, qui dénonce une instrumentalisation médiatique au détriment de la dignité du couple présidentiel.
Si Emmanuel Macron continue d’assumer ses fonctions « sans être déstabilisé », son conseil souligne que l’attaque touche l’homme autant que le chef d’État : « Comme tout père de famille, il est affecté lorsque ses proches sont pris pour cible. »
La défense d’Owens
Candace Owens, de son côté, présente l’action judiciaire des Macron comme une atteinte à la liberté d’expression. Dans un communiqué transmis à la presse américaine, elle accuse la première dame de vouloir « réduire une journaliste au silence », ajoutant : « En France, les politiciens peuvent intimider les journalistes. Mais ici, c’est l’Amérique. »
Cette affaire intervient quelques semaines après la décision d’un juge français d’annuler les condamnations pour diffamation de deux femmes ; la médium Amandine Roy et la vidéaste indépendante Natacha Rey qui avaient relayé les mêmes rumeurs sur YouTube. Toutes deux figurent désormais parmi les défenderesses dans la procédure américaine engagée par les Macron, tandis que Brigitte Macron a également porté son dossier en appel devant la Cour de cassation en France.



