La Commune de Casablanca a engagé l’élaboration de son premier Plan Climat, une feuille de route destinée à renforcer la résilience de la métropole, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à mieux orienter les investissements liés à la transition climatique.
Développé avec l’appui de la Banque mondiale, le Plan Climat Casablanca (PCC) s’inscrit dans le cadre du Plan d’action communal 2023-2028. Il doit couvrir plusieurs secteurs déterminants pour l’avenir de la ville, notamment la mobilité, l’énergie, l’eau, la gestion des déchets, l’urbanisme, les infrastructures et la biodiversité.
Avec une population supérieure à 3,2 millions d’habitants et un poids majeur dans l’économie nationale, Casablanca est confrontée à des défis climatiques et urbains croissants. La forte densité démographique, l’extension de la métropole et la pression exercée sur ses infrastructures rendent nécessaire l’adoption d’une stratégie coordonnée.
Une feuille de route pour orienter les investissements
Le futur plan devra permettre à la Commune d’identifier les principales vulnérabilités du territoire et de définir les actions prioritaires à mettre en œuvre au cours des prochaines années.
L’objectif est notamment d’améliorer la capacité de la ville à faire face aux effets du changement climatique, tout en intégrant les enjeux environnementaux dans la planification urbaine et les politiques publiques locales.
Le projet doit aussi servir de cadre pour hiérarchiser les investissements, coordonner l’action des différents acteurs concernés et améliorer durablement le cadre de vie des Casablancais.
« Le Plan Climat Casablanca constitue une étape majeure pour l’avenir de notre métropole. Il traduit notre volonté de faire de la transition climatique un levier de développement durable, de résilience et d’amélioration de la qualité de vie de tous les Casablancais », a déclaré Nabila Rmili, présidente du Conseil communal de Casablanca.
Les premiers diagnostics en préparation
La démarche a été officiellement lancée le 3 juillet 2026 lors d’une rencontre réunissant les principaux intervenants institutionnels et techniques. La réunion s’est tenue sous la présidence de Nabila Rmili, en présence de représentants de la Banque mondiale et d’Abderrahim Outass, vice-président de la Commune chargé de la coopération internationale.
La gouvernance du projet a depuis été mise en place. Les équipes communales, la Banque mondiale et les partenaires institutionnels concernés ont commencé à recueillir les données nécessaires et à préparer les diagnostics qui serviront de fondement à la stratégie.
Pour Abderrahim Outass, la mobilisation de l’expertise internationale doit contribuer à l’élaboration de réponses adaptées aux besoins de la métropole. Casablanca compte notamment s’appuyer sur son appartenance au réseau C40 Cities, qui regroupe près d’une centaine de grandes villes engagées dans l’action climatique.
« En mobilisant l’expertise de la Banque mondiale et en s’appuyant sur les échanges au sein du réseau C40, Casablanca fait de la coopération internationale un moteur d’innovation, de résilience et de développement durable au bénéfice de ses citoyens », a-t-il souligné.
Les premiers résultats intermédiaires sont attendus à la fin du mois de septembre 2026. Ils précéderont l’élaboration de la feuille de route opérationnelle appelée à encadrer l’action climatique de Casablanca au cours des prochaines années.

