Le commerce extérieur marocain a évolué dans des directions contrastées au quatrième trimestre 2025, marqué par un recul des prix à l’importation et une légère progression à l’exportation, selon les dernières données du Haut-Commissariat au Plan (HCP). Sur un an, l’indice des valeurs unitaires à l’import a diminué de 4,6 %, tandis que celui des exportations a progressé de 1,4 %, traduisant une amélioration relative des termes de l’échange pour l’économie nationale.
La baisse des prix à l’importation s’explique principalement par le repli de plusieurs postes clés. L’énergie et les lubrifiants enregistrent la plus forte contraction (-10,6 %), dans le sillage d’un apaisement des cours internationaux. Les produits finis d’équipement industriel suivent avec une baisse de 8,7 %, traduisant un contexte plus favorable pour les investissements productifs. D’autres catégories, comme les demi-produits (-4,7 %), l’alimentation, boissons et tabacs (-4,6 %), ou encore les produits de consommation (-1,6 %), participent également à cette tendance baissière. À contre-courant, les produits bruts d’origine minérale affichent une forte hausse de 62,6 %, tandis que les équipements agricoles progressent de 2,9 %.
Du côté des exportations, la progression reste modérée mais significative. Elle est portée notamment par la hausse des prix des produits alimentaires (+5,3 %), des produits minéraux (+8,9 %) et des équipements industriels (+2,2 %). En revanche, certains segments ont pesé sur la dynamique globale, notamment l’énergie et lubrifiants à l’export (-20,2 %) ainsi que les produits bruts d’origine animale et végétale (-12,8 %).
Sur l’ensemble de l’année 2025, la tendance se confirme. Les importations enregistrent une baisse de 4,9 % de leur indice des valeurs unitaires, tandis que les exportations affichent une quasi-stabilité avec une légère hausse de 0,2 %. Cette configuration traduit une baisse du coût des achats à l’international, combinée à une relative résistance des prix à l’export, contribuant à limiter la pression sur la balance commerciale.
L’évolution observée s’inscrit dans un contexte de normalisation progressive des marchés internationaux après les tensions inflationnistes des années précédentes. Le Maroc profite ainsi d’un environnement plus favorable, notamment sur le plan énergétique, tout en maintenant la compétitivité de ses exportations, en particulier dans les secteurs des produits minéraux et de l’agroalimentaire.


