L’encours du crédit bancaire au Maroc poursuit sa progression. À fin février 2026, il s’établit à 1.224,6 milliards de dirhams, en hausse de 8,3% par rapport à la même période de l’année précédente, selon les dernières données publiées par Bank Al-Maghrib (BAM). Cette évolution traduit une dynamique soutenue du financement de l’économie, portée à la fois par les agents financiers et non financiers.
La Banque centrale précise que cette hausse globale recouvre une augmentation de 5,8% des crédits accordés aux agents non financiers, tandis que les financements destinés aux agents financiers enregistrent une progression plus marquée de 20,8%. Cette configuration confirme le rôle actif du système bancaire dans l’accompagnement des flux financiers et des besoins de liquidité.
Dans le détail, les concours destinés aux entreprises non financières privées affichent une croissance annuelle de 3,6%. Cette évolution repose principalement sur la forte progression des crédits à l’équipement, en hausse de 13,6%, ainsi que des prêts à la promotion immobilière, qui augmentent de 7,2%. Ces indicateurs témoignent d’un regain d’investissement dans les secteurs productifs et immobiliers, souvent considérés comme des leviers essentiels de croissance.

En revanche, les facilités de trésorerie accordées aux entreprises enregistrent un recul de 4,7%. Ce repli peut traduire une gestion plus prudente des besoins de financement à court terme, ou encore une amélioration de la gestion de la trésorerie dans certaines entreprises.
Du côté des ménages, les crédits continuent également leur progression, avec une hausse de 3,4% en glissement annuel. Cette évolution est portée par l’augmentation de 3,2% des prêts à l’habitat et de 3,9% des crédits à la consommation. Le marché du crédit aux particuliers conserve ainsi une orientation positive, soutenant à la fois l’investissement immobilier et la consommation.
Ces évolutions confirment le rôle central du crédit bancaire dans l’économie nationale, en tant que levier de financement pour les entreprises et les ménages, dans un contexte marqué par des besoins diversifiés et une adaptation progressive des conditions de financement.


