Décès Ali Hassan
Le monde des médias marocains est en deuil. Le journaliste et écrivain Ali Hassan s’est éteint, ce lundi 25 août 2025 à l’hôpital Cheïkh Zaid, à Rabat.
Né à Taddamout, près de Midelt. Sa voix et son visage resteront associés à l’émission culte « Cinéma du Jeudi », diffusée sur la première chaîne nationale, qui proposait aux Marocains des films inédits et faisait office de rendez-vous hebdomadaire pour les amoureux du cinéma.
Entré à la Radio et Télévision marocaines en 1964, Ali Hassan a occupé plusieurs fonctions clés au sein de l’institution devenue plus tard la SNRT. De 1969 à 1987, il a présenté aussi bien les journaux télévisés que les bulletins radiophoniques, avant de consacrer une grande partie de sa carrière à la promotion du cinéma. Il a piloté « Cinéma du Jeudi » de 1991 à 2003, puis « Club Cinéma » jusqu’en 2014. Parallèlement, il a signé et animé l’émission radiophonique « Entracte », entre 1970 et 2015.
Homme polyvalent, Ali Hassan a contribué au lancement de Radio Médi 1 entre 1980 et 1981, avant de rejoindre le groupe ONA en tant que responsable des études liées à la création de la chaîne 2M (1987-1989). Son parcours ne s’est pas limité à la presse et à la télévision, il a également exploré le cinéma en tant qu’acteur, apparaissant dans des films de Mohamed Abderrahman Tazi, Abdellah Mesbahi, Mustapha Derkaoui ou encore Ismail Frouhi. Il a aussi prêté sa voix à de nombreux doublages, et participé à la narration de documentaires produits par le Centre cinématographique marocain.
Engagé dans le développement du secteur audiovisuel, il a été conseiller au ministère de la Communication de 1998 à 2000, président du jury presse au Festival du cinéma francophone d’Asfi en 2004, membre du comité de soutien à la production cinématographique nationale entre 2012 et 2014, ainsi que juré au Festival du cinéma maghrébin d’Alger en 2013.
Avec sa disparition, c’est une figure emblématique du journalisme culturel et de la critique cinématographique qui s’éteint, laissant derrière lui une empreinte indélébile dans la mémoire audiovisuelle du Maroc.


