Le Conseil de gouvernement s’est réuni jeudi à Rabat pour adopter le projet de décret N° 2.25.541, visant à réorganiser la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme. Présenté par Amal El Fallah, ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, ce texte marque une étape importante dans le renforcement des structures nationales dédiées à la promotion et à la protection des droits humains au Maroc.
Lors d’un point de presse, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a souligné que ce projet de décret s’inscrit dans une dynamique visant à consolider les acquis de la Délégation et à renforcer ses moyens d’action. Cette démarche s’aligne sur les engagements constitutionnels du Royaume, sur les conventions internationales ratifiées par le Maroc et sur les initiatives volontaires prises en faveur des droits de l’Homme.
Le texte prend également en considération la place reconnue du Maroc au sein du système international des droits humains, notamment son rôle actif en tant que membre du Conseil des droits de l’Homme et sa contribution au fonctionnement des mécanismes onusiens et régionaux. Il vise à adapter les missions de la Délégation aux standards internationaux, notamment en matière de suivi, de mise en œuvre et de reporting sur la situation des droits humains dans le pays.
Mustapha Baitas a précisé que le projet de décret propose une redéfinition complète de l’organisation et des attributions de la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme. Cette réorganisation prévoit la création d’une structure fonctionnelle cohérente, intégrée et spécialisée, fondée sur les compétences concrètes et l’expérience accumulée par l’institution sur le terrain. La démarche s’inspire également des meilleures pratiques internationales pour garantir une efficacité renforcée et un suivi rigoureux des politiques publiques en matière de droits humains.
En consolidant cette institution clé, le Maroc confirme sa volonté de renforcer sa politique nationale en matière de droits de l’Homme, tout en s’inscrivant pleinement dans les standards internationaux et en poursuivant ses engagements volontaires auprès de la communauté mondiale. Ce projet de décret apparaît ainsi comme un outil essentiel pour moderniser et professionnaliser la Délégation, en lui offrant les moyens d’agir avec plus de pertinence et de réactivité.


