À El Jadida, l’affaire qui avait suscité une onde d’indignation bien au-delà des frontières du Maroc connaît un nouveau développement. Cinq personnes, dont deux mineurs, ont été présentées cette semaine devant le juge d’instruction de la cour d’appel, dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.
Ces interpellations, menées par la Gendarmerie royale entre mardi et jeudi, concernent des individus originaires en majorité de la région de Marrakech-Safi. Le principal mis en cause avait déjà été arrêté le 18 août dans les environs de Sidi Bennour, avant d’être placé sous enquête approfondie.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’adolescent, orphelin de père et vivant avec une mère en proie à des troubles psychiques, aurait été entraîné sous l’effet de substances narcotiques avant de subir des sévices. L’expertise médico-légale ordonnée par le parquet a confirmé la réalité de l’agression. Le récit livré par la victime décrit un enchaînement terrifiant : administration de drogue, viol collectif puis abandon avant de parvenir à regagner son foyer.
L’affaire suscite une vague d’indignation à travers le pays. Le mot-clé #كلنا_البشير s’est propagé massivement sur les réseaux sociaux, tandis que plusieurs associations de défense des droits de l’enfant se sont constituées parties civiles. La Ligue marocaine de citoyenneté pointe, pour sa part, de graves manquements dans la sécurité du Moussem.
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Le juge d’instruction est désormais chargé de démêler les responsabilités et de statuer sur le rôle exact de chacun des accusés. La société civile et l’opinion publique exigent que justice soit rendue à l’enfant Al Bachir, devenu le symbole d’un combat national contre les violences faites aux mineurs.


