Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a rendu public son dernier relevé de l’évolution des prix. En août 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 0,3 % sur un an, confirmant une inflation contenue mais toujours présente. Par rapport à juillet, l’indicateur affiche une hausse de 0,5 %, un mouvement attribuable essentiellement à la flambée des prix alimentaires.
Dans le détail, l’indice alimentaire s’est accru de 1,1 % en un mois, tandis que les produits non alimentaires n’ont quasiment pas bougé (+0,1 %). Certaines catégories ont cependant connu des variations marquées. Les légumes grimpent de 3,4 %, les fruits de 2,8 %, suivis des poissons et fruits de mer (+2,0 %) et des viandes (+1,9 %). Même les postes plus modestes, comme le café, thé et cacao (+0,5 %) ou le lait, fromage et œufs (+0,4 %), contribuent à la tendance.
À l’inverse, un léger reflux est observé sur les huiles et graisses (-0,6 %) et sur les boissons rafraîchissantes et jus (-0,4 %). Côté non alimentaire, seuls les carburants affichent une variation significative, à la hausse (+0,4 %). Le secteur des transports, lui, recule nettement (-2,4 %), tandis que les restaurants et hôtels enregistrent la plus forte progression (+2,9 %).
Inflation sous-jacente stable
Si l’on exclut les produits à forte volatilité et les tarifs réglementés, l’inflation sous-jacente reste inchangée par rapport à juillet. Sur un an, elle ressort toutefois en progression de 0,7 %, signalant que la tendance de fond demeure orientée à la hausse.
Des disparités régionales marquées
La hausse de l’IPC ne s’est pas manifestée de manière homogène sur le territoire. Al Hoceïma enregistre l’augmentation la plus forte (+2,2 %), suivie de Béni Mellal (+1,4 %), Settat (+1,2 %) et le duo Tanger-Safi (+1,1 %). D’autres villes comme Kénitra (+0,8 %), Agadir, Fès, Tétouan ou encore Meknès (+0,7 %) enregistrent également des hausses notables. À l’opposé, Dakhla échappe à cette tendance avec une baisse de 0,3 %.
Dans un contexte marqué par des pressions internationales sur les matières premières, l’évolution d’août illustre un phénomène classique : l’assiette des ménages se renchérit plus vite que leur transport. Comme une balance fragile, l’inflation alterne entre poussées localisées et reflux ponctuels, sans toutefois s’emballer.

