Le Festival du Film Francophone d’Angoulême a marqué un moment fort en rendant hommage au cinéma marocain lors de sa cérémonie d’ouverture. Cet événement, qui a réuni des figures emblématiques du cinéma francophone comme Nathalie Baye et Kristin Scott Thomas, a célébré la richesse et la diversité de la création cinématographique marocaine. Le point culminant de cette soirée a été la projection en avant-première du dernier film de Nabil Ayouch, Everybody Loves Touda, présenté au public d’Angoulême après avoir été acclamé à “Cannes Première”.
Le film, qui raconte l’histoire de Touda, une Cheikha évoluant dans les bars d’une ville de province et rêvant de reconnaissance à Casablanca, incarne une des productions marocaines les plus attendues de l’année. À travers cette œuvre, Nabil Ayouch met en lumière les Cheikhates, des figures emblématiques de la chanson au Maroc, autrefois vénérées mais désormais souvent déconsidérées. Avec Everybody Loves Touda, Ayouch cherche à raviver l’héritage de ces artistes, soulignant leur importance dans le patrimoine culturel marocain.
La présence de l’actrice Nisrine Erradi, qui incarne le rôle principal, a été particulièrement remarquée lors de la projection à Angoulême. Sa performance a été saluée par un public captivé, offrant un avant-goût prometteur de ce que le film réserve lors de sa sortie officielle prévue pour la fin de l’année.
Cet hommage au cinéma marocain ne s’est pas limité à une simple projection. Le Festival d’Angoulême a offert une rétrospective mettant en avant des courts et longs métrages qui illustrent l’évolution de l’industrie cinématographique du Royaume. Cette programmation spéciale a permis aux cinéphiles et aux invités de découvrir l’univers de plusieurs générations de cinéastes marocains, chacun apportant une vision unique de la société et du monde.
Nabil Ayouch, présent lors de la cérémonie, a encouragé le public à découvrir les films marocains programmés tout au long de la semaine. Il a souligné l’importance de ces œuvres, certaines inédites, qui témoignent du dynamisme et du talent des jeunes cinéastes marocains.
L’édition de cette année du Festival du Film Francophone d’Angoulême met ainsi en lumière le Maroc, non seulement en tant que terre d’accueil pour des tournages internationaux, mais aussi comme une source d’inspiration et de créativité cinématographique. Ce coup de projecteur sur le cinéma marocain est un signe de reconnaissance pour une industrie en pleine effervescence, qui continue de s’affirmer sur la scène internationale.
https://youtu.be/xGlkLhwtlh8


