Figure bien connue des programmes pour enfants avant de devenir l’une des influenceuses les plus suivies et appréciées au Maroc, Fatima Zahra Ibrahimi a livré un témoignage rare et bouleversant lors de son passage dans le podcast DéclicTalk, animé par la journaliste Nadia Haouate.
L’entretien débute sur un ton apaisé, fidèle au rituel instauré par l’animatrice : chaque invité est invité à décrire sa « météo intérieure ». Celle de Fatima Zahra est alors « ensoleillée », un ciel clair sans nuages. Une image lumineuse, à l’image de la personnalité qu’elle renvoie depuis des années au grand public.
Une confidence inédite
Mais la conversation prend une autre direction lorsque la journaliste lui pose une question intime : quelle est l’expérience qu’elle a vécue et qu’elle refuse catégoriquement que ses enfants subissent ?
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Sans entrer dans des détails, Fatima Zahra évoque, avec pudeur mais clarté, avoir été victime d’attouchements durant son enfance. Elle explique qu’une personne qu’elle considérait comme un mentor, et qui bénéficiait de la confiance totale de ses parents, a trahi cette confiance.
« Même enfant, quand tu es touché de manière inappropriée, tu sais très bien ce qui t’arrive », affirme-t-elle dans l’échange. Une phrase forte, prononcée sans dramatisation, mais avec la gravité de celles qui n’ont jamais oublié.
Briser le silence par responsabilité
Ibrahimi précise n’avoir jamais abordé publiquement cet épisode auparavant. Si elle choisit d’en parler aujourd’hui, c’est, dit-elle, par sens de responsabilité envers son audience. Elle estime que partager son expérience pourrait, peut-être, contribuer à protéger un autre enfant.
Elle confie également être fermement opposée à l’idée de faire travailler ses propres enfants à un âge précoce, une position nourrie par son vécu personnel et par sa vigilance accrue face aux environnements où la confiance peut être détournée.
Face aux relances, Fatima Zahra Ibrahimi refuse toutefois d’entrer davantage dans les détails. Elle pose une limite claire, protégeant son intimité tout en assumant la portée de son message.
Un témoignage qui résonne
Cette prise de parole, rare dans l’espace public marocain, s’inscrit dans un contexte où la libération de la parole autour des violences subies durant l’enfance demeure sensible. Sans recherche de sensationnalisme, l’intervention de Fatima Zahra Ibrahimi dans DéclicTalk marque un moment fort : celui d’une femme publique qui transforme une douleur ancienne en message de vigilance.
Un témoignage mesuré, mais puissant, qui rappelle que derrière les trajectoires médiatiques se cachent parfois des histoires longtemps tues.

