Le Conseil communal de Fès a validé, mardi lors d’une session extraordinaire, une convention de partenariat pour la reconstruction du stade Hassan II, un projet structurant dont le coût global est estimé à près de 400 millions de dirhams. Cette décision s’inscrit dans une série d’investissements visant à moderniser les infrastructures sportives et à renforcer l’attractivité de la ville.
Dans le détail, la commune de Fès contribuera à hauteur d’environ 40 millions de dirhams, tandis que la région Fès-Meknès et la Fédération Royale Marocaine de Football mobilisent chacune 100 millions de dirhams. Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports complète le financement avec une enveloppe de 150 millions de dirhams, confirmant l’importance accordée à ce chantier dans la stratégie nationale de développement des équipements sportifs.
Le projet, mené en coordination avec la wilaya de la région et le Conseil préfectoral de Fès, prévoit la mise à niveau complète de l’infrastructure. Les travaux incluront la construction de nouvelles tribunes, l’installation d’une pelouse en gazon naturel, des espaces dédiés à l’échauffement, ainsi que des salles médicales et techniques et un centre de presse moderne. L’objectif est de doter la ville d’un stade répondant aux standards actuels, capable d’accueillir des compétitions dans de meilleures conditions.
Dans la même dynamique, les élus ont également approuvé la création d’un centre de formation de football destiné au Maghreb de Fès. Ce projet, estimé à 100 millions de dirhams, vise à structurer davantage la formation des jeunes talents et à renforcer la compétitivité du club sur le long terme.
Au-delà du secteur sportif, la session a été marquée par l’adoption d’un autre projet d’envergure : la construction d’une nouvelle gare routière à Fès, pour un investissement global d’environ 300 millions de dirhams, dont 100 millions financés par la commune. Cette infrastructure, prévue sur une superficie de 6 hectares dans la commune d’Ain Cheggag, ambitionne de transformer en profondeur l’organisation du transport interurbain.
La future gare comprendra des espaces d’accueil modernes, des guichets, des zones d’embarquement et de débarquement, ainsi que des aires de stationnement adaptées aux bus et aux taxis. Elle intégrera également des services aux voyageurs et des dispositifs d’information en temps réel. Ce projet répond à un double objectif : améliorer la qualité des services et désengorger les infrastructures existantes, tout en facilitant la circulation aux principales entrées de la ville.
Dans le même esprit de modernisation urbaine, le Conseil a donné son feu vert à la reconstruction du marché central de Fès pour un montant global de 120 millions de dirhams. Le futur équipement, qui s’étendra sur plus de 3.600 m², comprendra un rez-de-chaussée, un étage et deux niveaux dédiés au stationnement et aux services logistiques, avec l’ambition de redynamiser l’activité commerciale dans ce pôle historique.
Les élus ont par ailleurs validé plusieurs mesures complémentaires, notamment le recours à un prêt auprès du Fonds d’équipement communal pour soutenir les projets de développement, ainsi que la reprogrammation de crédits budgétaires en vue de réaliser de nouveaux terrains et complexes sportifs et d’aménager des marchés hebdomadaires.
Dans une logique d’amélioration du cadre de vie, la commune prévoit aussi le déploiement d’un réseau Wi-Fi public gratuit dans certaines places et grandes artères. Un avenant à la convention avec l’Association Fès Saïss a également été approuvé pour renforcer l’animation culturelle et artistique de la ville sur la période 2026-2027.
Le président du Conseil communal, Abdelssalam Bekkali, a souligné que ces projets traduisent une volonté claire d’accélérer le développement de Fès et de répondre aux attentes des habitants comme des visiteurs. Entre modernisation des infrastructures, soutien au sport et amélioration des services urbains, la ville engage une nouvelle étape dans sa transformation.


