À la veille d’une nouvelle étape dans le conflit, l’état-major israélien a validé mercredi un dispositif stratégique destiné à intensifier les opérations dans la bande de Gaza. Selon les autorités militaires, ce plan, élaboré à la demande du cabinet de Benjamin Netanyahu, vise à neutraliser le Hamas et à récupérer l’ensemble des otages encore détenus.
L’initiative prévoit la prise de contrôle de la ville de Gaza ainsi que de plusieurs camps de réfugiés voisins, zones parmi les plus densément peuplées du territoire palestinien. Des frappes aériennes ont déjà visé, ces derniers jours, le quartier de Zeitoun et, plus récemment, Tel al-Hawa, selon des témoins sur place.
Dimanche, le Premier ministre israélien estimait que 70 à 75 % de la bande de Gaza se trouvait déjà sous contrôle militaire, mais que des secteurs stratégiques, dont le centre du territoire, restaient à investir. Il affirme que le projet n’a pas pour but une occupation permanente, mais la mise hors d’état de nuire du Hamas, la libération des otages, la démilitarisation complète de la zone et l’instauration d’une administration civile non israélienne, sous supervision sécuritaire de Tel-Aviv.
Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a coûté la vie à 1.219 personnes en Israël, la riposte militaire a fait plus de 61.000 morts dans la bande de Gaza, un bilan majoritairement civil selon les chiffres du ministère de la Santé local, considérés comme fiables par l’ONU.

