La situation des finances publiques à fin mars 2026 fait ressortir un excédent budgétaire de 6,5 milliards de dirhams, contre 5,9 milliards à la même période un an auparavant, selon les données de la Trésorerie Générale du Royaume. Cette évolution s’explique par la progression des recettes et par la contribution positive des comptes spéciaux du Trésor ainsi que des services de l’État gérés de manière autonome.
Les recettes ordinaires brutes ont atteint 123,42 milliards de dirhams, en hausse de 8,3% en glissement annuel. Cette dynamique est principalement portée par les recettes fiscales, notamment les impôts directs et indirects ainsi que les droits d’enregistrement et de timbre, qui affichent des progressions respectives de 9,3% et 9,6%. En revanche, les recettes douanières et les ressources non fiscales enregistrent un léger repli.
En parallèle, les dépenses ordinaires ont progressé de 4,9% pour s’établir à 108,33 milliards de dirhams. Cette évolution s’explique notamment par la hausse des charges de fonctionnement et du service de la dette, malgré un recul des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 1,4%.
Dans ce contexte, le solde ordinaire s’inscrit en nette amélioration, dégageant un excédent de 15,09 milliards de dirhams, contre 10,7 milliards à la même période de l’année précédente.
Par ailleurs, les dépenses du budget général se sont élevées à 151,96 milliards de dirhams, en progression de 6% sur un an. Cette hausse est tirée par l’augmentation des dépenses d’investissement (+6,4%), des charges de fonctionnement (+4,5%) ainsi que du service de la dette, en forte progression (+11,7%).
S’agissant des comptes spéciaux du Trésor, leurs recettes ont atteint 67,7 milliards de dirhams pour des dépenses de 47,3 milliards, dégageant ainsi un excédent significatif. De leur côté, les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA) ont vu leurs ressources progresser pour atteindre 737 millions de dirhams, contre 608 millions un an auparavant.

