Le chantier du Grand Stade Hassan II de Casablanca franchit un cap décisif. L’Agence nationale des équipements publics (ANEP) vient de lancer un nouveau marché d’un montant estimé à 3,3 milliards de dirhams pour les travaux de couverture et de façade, avec un délai d’exécution fixé à 24 mois. Cette phase marque l’entrée du projet dans sa dimension architecturale la plus visible et la plus emblématique.
Après l’achèvement des terrassements et le démarrage des travaux de gros œuvre, le projet s’engage désormais dans une séquence technique majeure. Le marché porte sur la poursuite de certains ouvrages structurels, la réalisation de la charpente métallique, la mise en place des réseaux de câbles tendus, ainsi que l’exécution de l’enveloppe extérieure du stade, composée de membrane et d’aluminium. Cette enveloppe, pensée comme une signature architecturale, doit donner au futur équipement son identité visuelle et son rayonnement urbain.
Implanté dans la province de Benslimane, le Grand Stade Hassan II affiche une capacité annoncée de plus de 115.000 spectateurs. Il se positionne ainsi comme le plus grand stade d’Afrique et le deuxième plus vaste au monde, un statut qui confère au projet une portée bien au-delà du cadre sportif. À terme, l’infrastructure est appelée à accueillir de grands événements internationaux et à renforcer l’attractivité de la région de Casablanca-Settat.
Sur le plan de la gouvernance du projet, la maîtrise d’œuvre est assurée par un groupement international réunissant Tarik Oualalou Architecte, Populous Ltd, Maffeis Engineering S.P.A, M-E Engineers Ltd et Rider Levett Bucknall. Le contrôle technique a été confié à Socotec Maroc, tandis que les prestations de laboratoire sont assurées par le LPEE. Le marché global de construction du stade avait auparavant été attribué au groupement SGTM-TGCC pour un montant avoisinant 3,4 milliards de dirhams.
Au-delà des chiffres, cette nouvelle étape confirme l’ambition portée par le Grand Stade Hassan II, à la croisée de l’ingénierie de pointe, de l’architecture monumentale et du développement territorial. À mesure que le chantier avance, le projet s’impose comme l’un des symboles majeurs des investissements structurants engagés par le Maroc dans le domaine des grandes infrastructures.

