Le Maroc n’est plus seulement un pays qui industrialise. Il est désormais un pays qui compte dans l’industrie mondiale.
Quelques jours après avoir été classé première puissance industrielle du continent africain par la Banque africaine de développement, devant l’Afrique du Sud, le Royaume poursuit sa montée en puissance. Une dynamique qui était au cœur de la 8e édition des Industry Meeting Days, organisée les 11 et 12 juin à Casablanca sous le thème « Le Maroc, Carrefour des Industries Mondiales ».
C’est dans ce contexte particulièrement symbolique qu’INDUSTRICOM GROUP a choisi de dévoiler trois nouveaux projets destinés à accompagner cette nouvelle phase du développement industriel marocain : une nouvelle version de la plateforme Industries.ma, un portail spécialisé dans l’emploi industriel baptisé Industry Jobs et un événement international d’envergure, le Morocco Industry Summit.
Pour Hicham Rahioui Idrissi, président-directeur général fondateur d’INDUSTRICOM GROUP, l’heure est venue d’adapter les outils de l’écosystème industriel marocain à l’ambition affichée par le Royaume.
« Le Maroc change d’échelle. Nos plateformes doivent elles aussi évoluer pour accompagner cette transformation et renforcer la visibilité internationale de l’industrie nationale », a-t-il expliqué lors de la cérémonie de clôture.
Industries.ma se tourne vers l’international
Premier chantier annoncé : la refonte de la plateforme Industries.ma. Déjà bien installée dans l’écosystème industriel avec plus de 1,5 million de pages vues mensuelles, près de 200 000 abonnés à sa newsletter et plus de 202 000 abonnés sur LinkedIn, la plateforme adopte désormais une dimension internationale.
Sa nouvelle version, baptisée 3.1, est désormais accessible en cinq langues : arabe, français, anglais, espagnol et mandarin.
L’objectif est clair : permettre aux investisseurs, industriels et partenaires étrangers d’accéder plus facilement à l’actualité économique et industrielle marocaine, tout en renforçant l’attractivité du Royaume auprès des marchés asiatiques, européens et latino-américains.
Industry Jobs veut répondre à la bataille des talents
La deuxième annonce concerne l’emploi industriel. Alors que les investissements industriels se multiplient dans l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, les batteries ou encore les énergies renouvelables, la question des compétences devient centrale.
Pour répondre à ce défi, INDUSTRICOM GROUP lance Industry Jobs, une plateforme exclusivement dédiée aux métiers de l’industrie.
Le portail couvrira les besoins en recrutement dans l’ingénierie, les technologies avancées, le digital industriel ainsi que les métiers émergents liés à l’industrie du futur.
L’ambition affichée est de fédérer près de 500 entreprises partenaires dès sa première année d’activité et de devenir une référence pour les recruteurs comme pour les talents.
Casablanca veut accueillir le monde industriel
La troisième annonce marque un tournant. Après huit éditions, les Industry Meeting Days laisseront place à partir de 2027 au Morocco Industry Summit (MIS), un rendez-vous pensé pour donner à Casablanca une nouvelle visibilité sur la scène industrielle mondiale.
Le projet vise à réunir chaque année des décideurs publics, investisseurs, industriels, chercheurs et experts venus des quatre coins du monde afin de débattre des grandes transformations industrielles, technologiques et énergétiques.
À travers ce nouveau sommet, les organisateurs ambitionnent de faire de Casablanca un carrefour international de réflexion, d’investissement et d’innovation industrielle.
Les objectifs affichés à l’horizon 2030 sont ambitieux : accueillir 10 000 participants, représenter une centaine de pays et générer jusqu’à 5 milliards de dollars d’opportunités d’affaires.
Au-delà des annonces, cette édition des Industry Meeting Days aura surtout illustré une réalité de plus en plus visible : l’industrie marocaine n’est plus seulement tournée vers son marché intérieur. Elle cherche désormais à s’imposer comme une plateforme régionale capable de dialoguer avec les grands pôles industriels mondiaux.
Et à mesure que le Royaume gagne en influence sur la carte industrielle africaine, l’écosystème qui l’accompagne semble lui aussi déterminé à jouer dans une autre catégorie.

