Autrefois symbole des étés marocains et complice des porte-monnaie modestes, la figue de barbarie s’arrache désormais à prix d’or. Dans les marchés, l’unité se négocie entre trois et six dirhams, tandis que dans certaines grandes surfaces, elle atteint jusqu’à quinze dirhams, une flambée qui laisse un goût amer à ceux qui attendaient cette saison pour se régaler.
« Ce fruit, qui se vendait autrefois pour quelques sous, est désormais hors de portée de nombreux foyers », confie un vendeur rencontré sur un marché local. En cause, un ennemi minuscule mais redoutable; la cochenille, un insecte qui s’attaque aux cactus, décimant les cultures et réduisant drastiquement l’offre.
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Invisible à distance, mais impitoyable de près, la cochenille se présente comme une fine poussière blanche accrochée aux raquettes des figuiers de barbarie. Les femelles, en aspirant la sève, affaiblissent la plante, freinent sa croissance et, dans les cas les plus graves, la condamnent à mort. Résultat : une récolte maigre et des prix qui grimpent comme le mercure en plein mois d’août.
Pour beaucoup, ce fruit autrefois quotidien devient un souvenir gustatif. Un luxe de saison qui rappelle que même les douceurs les plus simples peuvent devenir inaccessibles.

