Comme partout dans le monde, les friperies connaissent un succès croissant au Maroc. Face à une conjoncture économique tendue et à l’envolée des prix, de plus en plus de Marocains se tournent vers les vêtements d’occasion pour s’habiller avec style sans se ruiner. Le phénomène, autrefois marginal, s’étend aujourd’hui à toutes les couches de la société.
Mais cet engouement, bien que compréhensible, soulève des inquiétudes. Dans l’ombre de ces bonnes affaires se cache un problème souvent ignoré : celui des risques sanitaires. En l’absence de protocoles stricts d’hygiène, certains lots de vêtements seraient importés, stockés ou transportés dans des conditions loin d’être optimales, exposant les consommateurs à des infections cutanées ou à d’autres agents pathogènes.
Plusieurs voix s’élèvent désormais pour appeler à une meilleure régulation du secteur. Il ne s’agit pas de freiner l’accès à une mode plus abordable, mais de s’assurer que les habits de seconde main ne riment pas avec danger invisible. Un équilibre est à trouver entre l’accessibilité et la sécurité sanitaire, pour que ce marché alternatif reste une option digne et saine pour tous.

