Achraf Hakimi saisit la plus haute juridiction française après son renvoi devant la cour d’assises
Achraf Hakimi a décidé de saisir la Cour de cassation, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, afin de contester la décision confirmant son renvoi devant une cour d’assises pour des accusations de viol. Cette information a été confirmée ce vendredi par une source proche du dossier à l’Agence France-Presse (AFP).
Cette nouvelle étape judiciaire intervient quelques jours après la décision rendue le 19 juin par la cour d’appel de Versailles, qui a confirmé le renvoi du défenseur marocain devant la cour d’assises. En se pourvoyant en cassation, l’international marocain conteste cette décision et poursuit les recours prévus par la procédure judiciaire française.
Une procédure judiciaire qui se poursuit
Ce développement intervient alors qu’Achraf Hakimi, âgé de 27 ans, traverse parallèlement une période particulièrement intense sur le plan sportif. Le joueur du Paris Saint-Germain dispute actuellement la Coupe du monde 2026 avec la sélection marocaine, qualifiée pour les seizièmes de finale après une phase de groupes réussie conclue avec sept points. Les Lions de l’Atlas ont terminé à la deuxième place de leur groupe, à égalité de points avec le Brésil mais derrière la Seleção à la différence de buts.
Malgré ce contexte sportif favorable, la procédure judiciaire engagée en France continue de suivre son cours.
Hakimi maintient sa position
À la suite de la décision de la cour d’appel de Versailles, Achraf Hakimi avait rapidement réagi sur son compte officiel sur le réseau social X. Le défenseur marocain avait déclaré attendre ce procès depuis le début de l’affaire, estimant qu’il pourrait enfin s’exprimer devant la justice.

Depuis l’ouverture de cette procédure au début de l’année 2023, le joueur a toujours rejeté les accusations portées contre lui et affirme contester l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Les avocats des deux parties campent sur leurs positions
La dernière démarche engagée devant la Cour de cassation n’a donné lieu à aucun commentaire de la part de Fanny Colin, avocate d’Achraf Hakimi.
Quelques jours auparavant, elle avait toutefois indiqué que son client restait déterminé à assurer sa défense et qu’il disposerait de nombreux éléments à présenter devant la justice.
De son côté, Rachel-Flore Pardo, avocate de la partie civile, s’est félicitée des décisions rendues jusqu’à présent. Selon elle, les différentes étapes de la procédure ont conforté la position de sa cliente, tout en affirmant sa volonté de poursuivre la procédure judiciaire jusqu’à son terme.
Une affaire ouverte depuis 2023
Les faits remontent à janvier 2023. Selon les déclarations de la plaignante auprès de la police, celle-ci aurait fait la connaissance d’Achraf Hakimi via Instagram avant de se rendre à son domicile, situé en région parisienne, à bord d’un taxi réservé par le joueur.
Elle accuse ensuite l’international marocain de l’avoir embrassée, touchée sans son consentement puis violée. De son côté, Achraf Hakimi conteste fermement cette version des faits depuis le début de l’affaire et affirme, par l’intermédiaire de sa défense, que les accusations portées contre lui sont dénuées de fondement.
Le pourvoi devant la Cour de cassation constitue désormais une nouvelle étape dans cette procédure judiciaire, alors que le défenseur marocain poursuit en parallèle son parcours avec les Lions de l’Atlas dans cette Coupe du monde 2026.

