À Casablanca, la précaution s’installe. Plusieurs écoles privées ont demandé aux parents de récupérer leurs enfants dès 15 heures, bien avant l’heure habituelle de sortie. Certaines entreprises ont, elles aussi, préféré libérer leurs salariés plus tôt dans l’après-midi, par mesure de prudence. La ville n’a pas encore connu les mêmes débordements que d’autres, mais les responsables scolaires et les employeurs n’ont pas voulu attendre d’en être témoins pour agir.
Cette réaction illustre un climat de vigilance qui dépasse désormais le cadre des manifestants eux-mêmes. Depuis six jours, les mobilisations initiées par le mouvement GenZ s’enchaînent sans avoir été autorisées officiellement. Elles se sont accompagnées, dans certaines villes, d’actes de violence, de vandalisme et de heurts avec les forces de l’ordre. Le 1ᵉʳ octobre, trois personnes ont même trouvé la mort lors d’une attaque contre une unité de la Gendarmerie Royale, marquant un tournant dramatique dans cette séquence.
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Pour tenter d’apaiser les craintes, GenZ a lancé un nouvel appel en réaffirmant que les rassemblements à venir seraient pacifiques et limités à une plage horaire précise, de 17h00 à 20h00. Les organisateurs rejettent toute association avec les violences et insistent sur le caractère « civique » de leur démarche.
À l’heure où nous mettons en ligne cet article, les manifestations au Maarif se déroulent de manière pacifique et la circulation est adaptée pour faciliter le passage des véhicules.


