Le manque de liquidités continue de se creuser sur le marché monétaire marocain. Selon BMCE Capital Global Research, le déficit moyen s’est aggravé de plus de 5% fin octobre, malgré un ajustement des interventions de Bank Al-Maghrib.
Entre le 23 et le 29 octobre 2025, le déficit de liquidité bancaire moyen a progressé de 5,19%, atteignant 144,6 milliards de dirhams, selon les données de BMCE Capital Global Research (BKGR). Cette tension intervient alors que Bank Al-Maghrib (BAM) a réduit le volume de ses avances à 7 jours, qui s’établissent désormais à 72,6 milliards de dirhams, soit une baisse de 3,35 milliards par rapport à la semaine précédente.
En parallèle, les placements du Trésor enregistrent une progression notable, avec un encours quotidien maximal de 13,9 milliards de dirhams contre 10,9 milliards lors de la période antérieure.
Sur le volet des taux, la stabilité reste de mise : le taux moyen pondéré (TMP) demeure à 2,25%, tandis que l’indice de référence du marché monétaire, le MONIA (Moroccan Overnight Index Average), recule légèrement à 2,116%.
BKGR anticipe pour la prochaine période un léger ralentissement des interventions de Bank Al-Maghrib, le volume des avances à 7 jours devant être ramené à 66,5 milliards de dirhams.
Cette évolution reflète une volonté de la Banque centrale d’ajuster finement sa politique de refinancement, dans un contexte marqué par la persistance de besoins structurels élevés en liquidités dans le système bancaire marocain.


