Déjà qualifiés pour le Mondial 2026, les Lions de l’Atlas ont ajouté une nouvelle page glorieuse à leur histoire. Mardi soir, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, la sélection marocaine s’est imposée face au Congo (1-0) lors de la dixième et dernière journée du groupe E des éliminatoires africaines. Une victoire symbolique, mais historique : elle permet au Maroc de battre le record mondial de victoires consécutives, avec une seizième réussite d’affilée toutes compétitions confondues.
L’unique but de la rencontre a été inscrit à la 63e minute par Youssef En-Nesyri, d’une tête imparable sur un centre parfaitement ajusté du capitaine Achraf Hakimi. Ce duo, déjà décisif à plusieurs reprises, a une fois encore porté l’équipe vers un succès qui résonne bien au-delà des frontières africaines.
Avec ce nouveau triomphe, les hommes de Walid Regragui terminent en tête du groupe E, totalisant 24 points sur 24 possibles, soit huit victoires en autant de matches. Ils devancent largement leurs poursuivants et confirment leur statut de référence sur le continent. Le ticket pour la Coupe du monde avait d’ailleurs été validé dès la précédente journée, après la large victoire face au Niger (5-0).
Mais cette dernière victoire revêt une saveur particulière : le Maroc devient la première nation au monde à remporter 16 matches consécutifs sur la scène internationale, effaçant des tablettes le record détenu conjointement par l’Allemagne et l’Espagne (15 succès d’affilée). Un exploit qui témoigne non seulement de la régularité des Lions, mais aussi de la solidité du projet porté par Walid Regragui depuis son arrivée à la tête de la sélection.
Face au Congo, le Maroc a affiché une maîtrise totale du jeu, malgré une première période marquée par quelques imprécisions dans le dernier geste. Les premières alertes ont rapidement donné le ton, avec une occasion nette dès la deuxième minute signée Ismael Saibari sur un service de Brahim Diaz. Les Congolais, bien regroupés, ont tenté de contrer la domination marocaine en procédant par contres rapides, sans toutefois inquiéter Yassine Bounou.
Au retour des vestiaires, le sélectionneur national a ajusté son dispositif en lançant Youssef En-Nesyri pour dynamiser l’attaque. Ce changement a transformé la physionomie du match, le Sévillan se montrant rapidement décisif. Après l’ouverture du score, Regragui a injecté du sang neuf avec les entrées d’Ilias Akhomach, Adam Masina et Ayoub El Kaabi, afin de maintenir l’intensité et la pression sur la défense adverse.
Dans les dernières minutes, les Lions de l’Atlas ont continué à dominer les débats, multipliant les occasions, sans toutefois parvenir à creuser l’écart. Peu importe le score : l’essentiel était ailleurs. Cette seizième victoire consécutive vient consacrer un groupe soudé, discipliné et ambitieux, qui ne cesse de repousser ses limites.
Au-delà du résultat, c’est l’état d’esprit qui impressionne : rigueur défensive, maturité tactique et confiance retrouvée. Des ingrédients qui font du Maroc l’un des outsiders les plus redoutés du prochain Mondial.

