Réuni lundi à Rabat, le gouvernement marocain a décidé de maintenir les subventions du gaz butane et de l’électricité, tout en lançant un soutien exceptionnel au secteur du transport, afin de contenir les effets de la flambée des prix de l’énergie liée aux tensions au Moyen-Orient. Cette décision a été prise lors de la première réunion de la commission chargée de suivre l’impact de cette crise sur l’économie nationale, présidée par Aziz Akhannouch.
Face à une hausse de plus de 68 % du prix du gaz butane sur les marchés internationaux depuis le début du mois de mars, l’Exécutif a choisi de ne pas répercuter cette augmentation sur les consommateurs. Le prix de la bonbonne restera inchangé, un choix assumé pour préserver le pouvoir d’achat des ménages dans un contexte international instable. Dans la même logique, les tarifs de l’électricité continueront à être soutenus afin d’éviter toute pression supplémentaire sur les factures des foyers et des entreprises.
La réunion a également permis d’évaluer différents scénarios liés à l’évolution de la conjoncture mondiale. Les départements ministériels concernés ont présenté des analyses sur les risques économiques potentiels et les leviers à activer pour en limiter les effets, notamment en matière d’approvisionnement et de stabilité des prix sur le marché national.
Parallèlement, le gouvernement a acté la mise en place d’un soutien direct et exceptionnel destiné aux professionnels du transport de personnes et de marchandises. Cette aide couvrira la période du 15 mars au 15 avril et interviendra après le traitement de plus de 87.000 demandes déposées sur la plateforme dédiée. Elle concernera un large éventail d’acteurs, allant du transport public urbain et rural aux taxis, en passant par le transport touristique, scolaire et logistique.

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L’objectif affiché est double : garantir la continuité des services de transport et empêcher toute hausse des tarifs pour les usagers. En contrepartie, les bénéficiaires sont tenus de respecter strictement les prix en vigueur, afin d’éviter toute dérive sur le marché.
Cette commission, appelée à se réunir régulièrement, devra ajuster les mesures en fonction de l’évolution des marchés énergétiques et des tensions géopolitiques. Dans un environnement marqué par l’incertitude, le gouvernement mise sur une gestion réactive pour protéger l’économie nationale et limiter les répercussions sur les citoyens.

