La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a pris part à un dialogue international consacré aux minerais critiques, réunissant les membres du G7, plusieurs pays partenaires et les principales banques multilatérales de développement, en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale. Cette rencontre, inscrite dans le cadre de la présidence française du G7, place le Maroc au cœur des discussions sur la sécurisation des chaînes d’approvisionnement mondiales et la transformation industrielle.
Au centre des échanges, la nécessité d’assurer un accès fiable et durable aux minerais critiques, devenus indispensables à la transition énergétique, aux technologies propres et à la souveraineté industrielle. La réunion, co-présidée par Satsuki Katayama et Ajay Banga, a permis d’esquisser une coordination renforcée entre États et institutions financières pour accompagner les pays producteurs dans la valorisation de leurs ressources naturelles.
Les discussions ont mis en lumière un changement d’approche : il ne s’agit plus seulement d’extraire, mais de structurer des filières industrielles locales capables de générer de la valeur ajoutée. Les partenaires ont insisté sur l’intérêt de modèles de coopération favorisant l’industrialisation, la diversification économique et la résilience des chaînes de valeur. L’objectif est aussi de mieux répartir les retombées économiques au bénéfice des pays concernés, tout en répondant aux besoins croissants des industries mondiales.
Dans ce contexte, le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur d’une coopération internationale plus étroite. La participation de Nadia Fettah s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer le positionnement du Royaume dans les chaînes d’approvisionnement liées aux minerais critiques, un secteur appelé à jouer un rôle structurant dans les années à venir. Le pays entend capitaliser sur ses atouts industriels et sa stabilité pour attirer des investissements et développer des projets à forte valeur ajoutée.
Les banques multilatérales de développement ont, de leur côté, acté une déclaration commune prévoyant une intensification des cofinancements, le lancement de projets conjoints et une mobilisation accrue des capitaux. L’accent a également été mis sur le renforcement des infrastructures, la transparence et la traçabilité des chaînes d’approvisionnement, des éléments jugés déterminants pour instaurer la confiance des investisseurs et sécuriser les flux de matières premières.
Cette initiative, portée par la présidence française du G7, traduit une volonté de refonder les mécanismes de coopération internationale autour de principes d’efficacité, de partenariats équilibrés et d’ouverture aux financements privés. Elle confirme aussi le rôle stratégique des minerais critiques dans les équilibres économiques mondiaux.
À travers sa participation, le Maroc s’inscrit dans cette dynamique globale, avec l’ambition de consolider sa place dans les échanges internationaux et de contribuer activement à une croissance durable et plus résiliente.


