Les tensions sociales s’intensifient au sein du ministère de l’équipement et de l’eau. À compter du mardi 6 janvier 2026, les fonctionnaires du département entament une action protestataire symbolique en arborant un brassard rouge pendant trois semaines. Cette initiative est portée par le coordination syndicale tripartite, regroupant la confédération démocratique du travail, l’union marocaine du travail et l’union nationale du travail au Maroc.
Selon un communiqué commun, cette mobilisation vise principalement à réclamer l’adoption d’un statut particulier pour les employés du ministère, garantissant l’équité salariale, l’amélioration des indemnités et la fin des dysfonctionnements dans leur répartition. Les syndicats exigent également des clarifications sur l’avenir du statut des agences des bassins hydrauliques, la mise en œuvre du nouveau cadre juridique de la direction générale de la météorologie nationale, ainsi que la révision des textes encadrant les œuvres sociales du secteur.
Les représentants syndicaux soulignent que ce mouvement tient compte de la conjoncture climatique actuelle. Les services du ministère jouent en effet un rôle stratégique dans la protection des personnes et des biens, notamment à travers la prévention des inondations, la gestion des épisodes neigeux et l’ouverture des axes routiers en situation d’urgence.
Dans des déclarations à la presse, plusieurs responsables syndicaux ont dénoncé le gel du dialogue social et tenu le ministre de l’équipement et de l’eau pour responsable du recul constaté sur le dossier du statut particulier, pourtant longuement discuté lors des précédentes rounds de concertation. Ils alertent sur un risque de démotivation accrue et de fuite des compétences, dans un secteur chargé de piloter des infrastructures vitales pour le pays.
Tout en affirmant leur attachement à la continuité des services publics essentiels, les syndicats préviennent que l’absence de réponse concrète pourrait conduire à des formes de protestation plus escaladées dans les semaines à venir.

