La ville de Missour franchit un nouveau cap dans la sécurisation de son approvisionnement en eau potable avec l’entrée en service d’une station de dessalement des eaux souterraines saumâtres, une infrastructure stratégique destinée à atténuer la pression croissante sur les ressources hydriques locales. Dotée d’une capacité de production de 3 litres par seconde, l’installation permettra de couvrir les besoins de plus de 5 000 habitants, soit près de 18 % de la population de la commune.
La mise en service officielle a été présidée par le gouverneur de la province de Boulemane, en présence de responsables territoriaux et d’acteurs du secteur de l’eau, marquant l’aboutissement d’un projet attendu dans cette zone régulièrement confrontée au stress hydrique. L’unité repose sur un procédé de traitement permettant de transformer les eaux souterraines salées en eau potable conforme aux normes sanitaires en vigueur, améliorant ainsi la qualité de l’approvisionnement tout en renforçant sa régularité.
La réalisation et l’exploitation de la station ont été confiées à la Société Régionale Multiservices Fès-Meknès, maître d’ouvrage délégué, qui a mobilisé son expertise technique dans la gestion durable des infrastructures hydrauliques. L’opérateur public assure déjà la production et la distribution de l’eau potable dans plusieurs territoires de la région et poursuit ses investissements pour moderniser les équipements face aux effets du changement climatique.
Le projet s’inscrit dans une convention de partenariat associant le ministère de l’Intérieur, la région Fès-Meknès et les sociétés régionales multiservices concernées. Cette coopération vise à diversifier les sources d’approvisionnement et à développer des solutions non conventionnelles pour garantir la continuité du service public de l’eau potable.
Au-delà de l’échelle locale, cette station fait partie d’un programme régional ambitieux prévoyant la réalisation de onze unités similaires à travers différentes provinces et préfectures. L’objectif est de renforcer durablement la sécurité hydrique, soutenir le développement territorial et réduire la dépendance aux ressources conventionnelles de plus en plus fragilisées par la raréfaction des précipitations.
Avec cette nouvelle infrastructure, Missour consolide sa résilience face aux tensions sur l’eau et amorce une gestion plus durable de ses ressources, en phase avec les orientations nationales en matière de sécurité hydrique.



