À Fès, la sécurité hydrique s’impose plus que jamais comme une priorité régionale. Réunis pour une séance de suivi stratégique, les responsables de la Société Régionale Multiservices Fès-Meknès (SRM-FM), de l’Union européenne (UE) et de l’Agence française de développement (AFD) ont acté l’accélération de plusieurs projets structurants liés à l’eau potable et à l’assainissement liquide dans la région Fès-Meknès. L’objectif est explicite : consolider un service public capable de faire face aux tensions croissantes sur les ressources en eau.
La rencontre a permis d’examiner l’état d’avancement des accords de financement et des chantiers en cours. Les investissements portent en priorité sur l’approvisionnement en eau potable et le renforcement des réseaux d’assainissement, deux axes jugés déterminants pour préserver les ressources hydriques, limiter l’impact environnemental et améliorer la résilience territoriale face au changement climatique. Dans une région soumise à une pression hydrique accrue, la modernisation des infrastructures apparaît comme un levier stratégique pour sécuriser l’accès à l’eau sur le long terme.
Le directeur général de la SRM-FM, Mohamed Chaoui, a rappelé que ce partenariat dépasse le cadre technique. Il s’inscrit dans une vision de service public modernisé, plus efficace et plus équitable entre les territoires. L’enjeu est double : garantir la continuité des services essentiels aux citoyens tout en soutenant un développement régional durable. Les représentants de l’Union européenne et de l’Agence française de développement ont, pour leur part, salué l’engagement opérationnel des équipes locales et confirmé la poursuite de leur accompagnement financier et technique.
Créée en juillet 2025 dans le cadre de la réforme nationale des services publics territoriaux, la SRM-FM est devenue l’opérateur unique de la gestion déléguée de l’eau potable, de l’électricité et de l’assainissement liquide dans l’ensemble de la région. Son périmètre couvre les préfectures de Fès et de Meknès ainsi que les provinces de Sefrou, El Hajeb, Moulay Yacoub, Ifrane, Boulemane, Taza et Taounate. Au total, plus de 194 communes et près de quatre millions d’habitants sont concernés par cette réorganisation.
À travers ce partenariat renforcé, la région Fès-Meknès cherche à consolider un modèle de gestion fondé sur la sécurité hydrique, la protection de l’environnement et l’équité territoriale. Dans un contexte climatique incertain, la capacité à sécuriser durablement l’accès à l’eau s’impose désormais comme un indicateur central de développement et de stabilité régionale.


