À Santiago du Chili, les Lionceaux de l’Atlas ont réussi l’exploit de dominer tour à tour l’Espagne (2-0) puis le Brésil (2-1), confirmant leur statut de véritable révélation de la Coupe du monde U20. Une performance saluée ce vendredi par le quotidien français L’Équipe, qui souligne la discipline collective et le talent individuel qui animent cette génération marocaine.
Sous la conduite de l’entraîneur Mohamed Ouahbi, les jeunes Marocains s’appuient sur des joueurs déjà aguerris aux compétitions européennes, à l’image de Yassine Gessime (Dunkerque, Ligue 2), qualifié de « joyau » par la presse sportive française. Décisif face à l’Espagne et passeur providentiel contre le Brésil, le jeune attaquant de 19 ans incarne l’élan d’un collectif impressionnant.
Épaulé par d’autres espoirs tels qu’Othmane Maamma (Watford, formé à Montpellier), Gessime symbolise cette équipe marocaine qui « fonctionne comme un club », selon les observateurs. Chaque joueur semble connaître les automatismes de son partenaire, une fluidité de jeu que beaucoup rapprochent de l’épopée des Lions de l’Atlas lors du Mondial 2022 au Qatar.
Cette cohésion trouve ses racines au complexe Mohammed VI de Salé, inauguré en 2019, où les sélections de jeunes bénéficient d’installations de pointe et de l’encadrement d’anciens internationaux comme Noureddine Naybet, Nabil Baha ou Tarik Sektioui. Résultat : un vivier solide qui alimente toutes les catégories, des U17 champions d’Afrique en 2025 aux U23 sacrés deux ans plus tôt.
Pour L’Équipe, cette organisation tranche avec la situation de sélections comme la France, pénalisée par de nombreuses absences. Le Maroc, lui, aborde le tournoi avec sérieux et ambition, porté par une génération qui rêve déjà d’écrire l’une des plus belles pages de son histoire.


