À 34 ans, Neymar se prépare peut-être à tourner la page. L’attaquant brésilien n’exclut plus une retraite sportive dès décembre 2026, une échéance qui correspond à la fin de son contrat actuel et qui pourrait suivre, selon ses propres mots, une dernière tentative de participer à la Coupe du monde 2026.
Fragilisé par plusieurs blessures sérieuses ces dernières années, il avance désormais avec prudence, concentré sur un objectif immédiat : retrouver un niveau physique suffisant pour revenir au plus haut niveau international.
Revenu à Santos FC, son club formateur, le meneur offensif tente de relancer une carrière freinée par les pépins physiques. Après une rupture du ligament croisé suivie d’une nouvelle opération du genou fin 2025, la priorité est devenue la stabilité physique. Le joueur suit un programme de travail strict et gère soigneusement son temps de jeu, avec l’objectif de retrouver du rythme sans risquer une rechute. Cette gestion mesurée reflète une réalité simple : la suite de sa carrière dépend directement de sa capacité à enchaîner les matchs.
Depuis son retour au Brésil en 2025, ses apparitions ont montré qu’il restait capable de faire la différence techniquement, malgré une présence irrégulière sur le terrain. L’influence offensive demeure intacte par séquences, même si les longues périodes d’indisponibilité ont ralenti sa progression. L’année 2026 s’annonce donc décisive, autant pour son club que pour ses ambitions internationales.
Éloigné de la sélection depuis octobre 2023 après sa grave blessure au genou, l’attaquant reste le meilleur buteur de l’histoire de la sélection brésilienne, un statut qui nourrit l’espoir d’un retour pour le Mondial. Cette perspective représente un moteur puissant dans sa préparation actuelle. À ce stade de sa carrière, chaque minute disputée compte.
Passé par FC Barcelone puis par le Paris Saint-Germain, il reste associé à une génération qui a marqué le football mondial par son style spectaculaire, mélange de créativité, de spontanéité et de prise de risque permanente. Même diminué physiquement, son profil conserve une dimension rare, capable d’influencer le cours d’un match sur une action.
La question de la retraite dépendra désormais d’un facteur unique : sa capacité à rester compétitif sur la durée. Entre la volonté de terminer sur une scène mondiale et la réalité d’un corps fragilisé, les prochains mois pourraient sceller définitivement la trajectoire d’une carrière qui a marqué toute une époque.


