Le Maroc renforce sa présence au sein des instances onusiennes après son élection au Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029. Le Royaume a obtenu 178 voix sur 187 lors du scrutin organisé jeudi au siège de l’ONU à New York, un résultat qui traduit un large soutien des États membres à la diplomatie marocaine et à son positionnement sur les grands dossiers internationaux.
Cette élection conforte la place du Maroc dans les mécanismes multilatéraux des Nations Unies, à un moment marqué par des tensions géopolitiques, des défis économiques persistants et une pression croissante autour des objectifs de développement durable. Pour Rabat, ce nouveau mandat représente à la fois une reconnaissance diplomatique et une opportunité de renforcer son influence dans les discussions liées au développement, au financement international et à la coopération entre pays du Sud.
Selon les autorités marocaines, ce soutien massif reflète la confiance accordée à l’engagement du Royaume en faveur du dialogue, de la coopération internationale et d’un multilatéralisme fondé sur la concertation. Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le Maroc a multiplié ces dernières années les initiatives diplomatiques et les partenariats en Afrique, dans le monde arabe et auprès des institutions internationales, avec une attention particulière portée aux enjeux du développement durable et de la coopération Sud-Sud.
Créé par la Charte des Nations Unies, l’ECOSOC figure parmi les six principaux organes de l’ONU. Il joue un rôle central dans la coordination des politiques économiques, sociales et culturelles du système onusien. Le Conseil supervise notamment plusieurs mécanismes stratégiques, dont le Forum politique de haut niveau sur le développement durable, le Segment des affaires humanitaires et le Forum sur le financement du développement.
L’organe occupe une place clé dans le suivi de l’Agenda 2030 et des objectifs de développement durable adoptés par les Nations Unies. Ses travaux couvrent des sujets liés à la lutte contre la pauvreté, au financement du développement, à l’inclusion sociale, à l’éducation, à la transition énergétique ou encore à la résilience face aux crises humanitaires et climatiques.
Le Maroc entend mettre à profit son expérience nationale dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures, les énergies renouvelables, l’accès aux services sociaux et les partenariats africains. Le Royaume prévoit également de poursuivre son implication dans les débats portant sur la réforme du système de développement des Nations Unies et sur les mécanismes de coopération triangulaire associant États, institutions internationales et acteurs privés.
Cette nouvelle élection intervient dans un contexte où le Maroc cherche à consolider son rôle de passerelle entre l’Afrique, le monde arabe et les partenaires internationaux. La diplomatie marocaine mise depuis plusieurs années sur une présence accrue dans les organisations multilatérales afin de défendre les intérêts des pays en développement et de soutenir des approches plus inclusives face aux défis mondiaux.
Avec ce mandat au sein de l’ECOSOC, Rabat disposera d’une nouvelle plateforme pour peser dans les discussions internationales liées au développement durable, au financement des économies émergentes et à la coopération internationale, des sujets devenus centraux dans l’agenda des Nations Unies.


