Des averses diluviennes ont récemment balayé plusieurs régions du Maroc, causant des inondations dévastatrices et faisant au moins onze victimes, tandis que d’autres personnes sont toujours portées disparues. La Direction générale de la météorologie (DGM) s’est penchée sur ces phénomènes et les perspectives pour les jours à venir.
Alors que le pays souffre d’un stress hydrique croissant, les intempéries se sont abattues sur dix-sept provinces, principalement dans le sud et le sud-est. Ces pluies torrentielles, explique la DGM, sont le résultat d’une « masse d’air tropical extrêmement instable » qui a balayé ces régions arides, transformant les paysages en torrents déchaînés. Les crues ont frappé l’est de l’Atlas et le sud-est du pays, avec des précipitations record. En l’espace de seulement trois heures, Ouarzazate a vu tomber plus de 47 mm de pluie, un événement rare pour cette région souvent sèche.
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Les chiffres sont tout aussi impressionnants pour d’autres provinces : Tata a reçu 250 mm de pluie, Tinghir 203 mm, Figuig 114 mm et Ouarzazate 82 mm, des volumes qui représentent parfois près de la moitié des précipitations annuelles en seulement quelques heures. Ce déchaînement a également été accompagné de vents violents, soufflant jusqu’à 100 km/h à Ouarzazate, soulevant des nuages de poussière qui ont teinté le ciel d’un orange inquiétant à Marrakech.
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Malgré l’intensité de ces événements, la DGM annonce une accalmie progressive dès lundi, avec une baisse de l’instabilité atmosphérique. Les averses devraient se raréfier, et les zones les plus affectées, notamment le sud-est et les provinces sahariennes, retrouveront progressivement leur calme habituel.
Après un week-end marqué par des phénomènes météorologiques aussi violents qu’imprévus, le retour à des conditions plus clémentes est attendu, promettant une trêve aux populations déjà éprouvées. Toutefois, ces intempéries viennent rappeler la fragilité des équilibres climatiques dans un pays où la sécheresse côtoie parfois des tempêtes aussi destructrices qu’éphémères.

