La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a mis en avant à Rabat le rôle central des transitions énergétique et numérique dans la construction de nouveaux modèles de développement plus résilients. Intervenant le 4 juin 2026 lors de la séance d’ouverture de la Spring Meeting du Paris Peace Forum, elle a souligné que ces mutations globales constituent une opportunité stratégique pour renforcer la durabilité des économies et sécuriser les chaînes de valeur.
Au cœur de son intervention, la ministre a insisté sur l’importance stratégique des minerais critiques, devenus essentiels au développement des technologies vertes et numériques. Leur exploitation, a-t-elle rappelé, doit s’inscrire dans une logique centrée sur les populations, tout en respectant des standards élevés en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG). Cette approche vise à concilier attractivité économique, souveraineté industrielle et équilibre territorial.
Dans cette dynamique, plusieurs initiatives structurantes ont été présentées, notamment la digitalisation du secteur minier à travers le Cadastre minier numérique. Ce dispositif permet de moderniser la gestion des ressources, de renforcer la transparence des procédures et d’améliorer la lisibilité pour les investisseurs. Il s’inscrit dans un effort plus large de modernisation de la gouvernance économique nationale.
La ministre a également mis l’accent sur la nécessité de consolider des écosystèmes économiques robustes grâce à des partenariats fondés sur des investissements conjoints, le transfert de technologies et le développement des compétences locales. Cette orientation renforce la position du Maroc comme plateforme d’échanges entre l’Afrique et l’Europe, tout en consolidant son rôle dans les chaînes de valeur internationales.
Sur le plan énergétique, les avancées du Royaume ont été rappelées. Les énergies renouvelables représentent désormais plus de 45 % de la capacité électrique installée, confirmant la progression continue du pays dans la diversification de son mix énergétique. Cette trajectoire repose sur des investissements soutenus dans les filières solaire et éolienne, ainsi que dans les infrastructures électriques.
Dans la continuité de cette dynamique, de nouveaux projets sont programmés à l’horizon 2030 afin d’augmenter les capacités de production, avec une part majoritaire dédiée aux sources renouvelables. Cette orientation traduit une stratégie énergétique axée sur la réduction progressive de la dépendance aux énergies fossiles et sur le renforcement de la compétitivité industrielle nationale.

