Avant sa fermeture en 2014, le zoo de Aïn Sebaâ était l’un des rares espaces de promenade et de découverte accessibles aux familles casablancaises. Avec ses allées ombragées, ses enclos ouverts au regard des curieux et ses pensionnaires exotiques, le lieu avait su marquer la mémoire collective. Des générations entières se rappellent les balades scolaires, les cris des animaux ou encore la petite volière nichée au fond du parc. Malgré les signes de vieillissement visibles à la fin, le zoo restait un repère affectif pour beaucoup.
À l’époque, les autorités annonçaient une réouverture prévue pour 2018. Pourtant, le chantier s’est enlisé dans des retards successifs, nourrissant la frustration d’une population attachée à ce site emblématique. Aujourd’hui, plus d’une décennie plus tard, la promesse semble enfin prête à se concrétiser.
Le zoo s’apprête à accueillir plus de 300 animaux issus de 45 espèces, réparties sur trois zones thématiques évoquant l’Afrique, l’Asie et l’Amérique. Des lions, des tigres, des éléphants, des ours, des oiseaux rares… Une biodiversité soigneusement sélectionnée dans le cadre de conventions signées avec des organismes spécialisés à l’international.
Les premiers animaux sont déjà arrivés, amorçant la dernière ligne droite avant l’ouverture au public. Chaque espèce passe par une quarantaine d’environ deux mois, le temps de s’acclimater aux conditions locales.
Les Casablancais, eux, comptent les jours. Nombreux sont ceux qui gardent en mémoire les images du zoo dans son état d’autrefois et qui espèrent découvrir, dès cet été, un parc transformé, moderne, respectueux de la faune, et à la hauteur de leurs attentes. Un lieu où l’on pourra à nouveau rêver, apprendre, et s’émerveiller.
