Pour le Ramadan 2026 correspondant au mois sacré de 1447 de l’Hégire, Al Aoula affine sa stratégie éditoriale en misant largement sur la fiction marocaine tout public, avec une grille pensée pour accompagner les temps forts du Ftour et de la soirée. Séries sociales, comédies familiales, téléfilms et divertissements structurent une programmation qui s’ancre dans le quotidien des Marocains, tout en abordant des sujets de société sensibles et actuels. La chaîne publique confirme ainsi son positionnement de média fédérateur, attaché à la production nationale et à la proximité avec son audience.
Dès l’heure du Ftour, la grille fait la part belle aux formats légers destinés à rassembler les familles. Les sitcoms occupent une place centrale, fidèles à une tradition solidement ancrée dans les habitudes ramadanesques. « Al Mardi », diffusée à 19h15, s’installe comme l’un des rendez-vous phares de cette tranche stratégique. La série dresse le portrait d’une petite communauté populaire à travers des situations du quotidien, jouant sur l’humour de proximité et des personnages familiers. Un peu plus tôt, à 18h35, « Attaman » propose une plongée satirique dans le monde de l’immobilier, où rivalités internes, calculs et quiproquos alimentent une comédie sociale aux accents critiques, sans jamais perdre de vue le divertissement.
Le cœur de la soirée est dominé par des drames sociaux qui donnent à la fiction marocaine une dimension plus engagée. Diffusée chaque jour à 19h30, « Ôch Tmaa », réalisée par Ayoub Lahnoud, s’attaque à un sujet rarement traité à l’écran : le trafic clandestin de nouveau-nés dans un quartier marginalisé. À travers un réseau féminin secret, la série explore les conséquences de la précarité, de l’exclusion et des silences imposés, dans un récit sombre qui interpelle sans céder au sensationnalisme. À 20h30, « Chkoune Kane Igoul », signée Safaa Baraka, s’inscrit dans la même veine en abordant les violences conjugales et les non-dits familiaux. Construite comme une enquête, la série joue sur les zones d’ombre et la tension psychologique pour interroger les mécanismes de domination au sein du foyer.
En seconde partie de soirée, Al Aoula oriente sa programmation vers des parcours de résilience et de reconstruction personnelle. Le lundi à 22h30, « Seddik » raconte l’itinéraire d’un jeune homme atteint de troubles du spectre autistique, dont le talent pour la couture devient une voie d’émancipation dans l’univers exigeant de la mode. Le mercredi à la même heure, « Caftan Khadija » met en scène une jeune femme contrainte de se réinventer après la faillite familiale, en se tournant vers l’art du caftan. La série valorise le patrimoine vestimentaire marocain tout en abordant la question de la transmission et du travail artisanal.
Le vendredi soir reste consacré aux téléfilms, avec une programmation éclectique mêlant comédie, drame et thriller. Parmi les œuvres annoncées figurent « Hnya Mbarek o Matouss », comédie sociale aux accents populaires, « Chaala », qui explore les tensions psychologiques au sein d’un groupe d’amis, ainsi que « Le Scorpion », un thriller ancré dans l’univers du trafic de drogue. La case accueille également « Mode Avion », une comédie familiale autour de la dépendance aux écrans, et « Al Hob Al Mor », drame psychologique centré sur les relations conjugales toxiques.
Le divertissement conserve, lui aussi, une place stratégique dans la grille. « Mattihch Ala Lbal » revient pour une deuxième saison le mardi à 22h30, avec des immersions dans différents métiers et univers, portées par Meryem Zaimi et ses invités, dans un format axé sur l’expérience humaine. Le jeudi, « Maa Lfamila 2 » poursuit son talk-show convivial animé par Morad El Achabi, tandis que le samedi, « Jmaatna Zina » entame une cinquième saison consacrée à la musique, au patrimoine et à la spiritualité, dans une atmosphère familiale.
Au-delà de la fiction et du divertissement, la programmation ramadanesque accorde une place notable aux émissions culturelles et patrimoniales. Des formats comme « Moudoun Atika », « Amallay 5 », « Ahl Al Maghrib », « Men Souk lSouk 2 », « Abak Attourath 4 » ou « Difaf Al Bahja » invitent à la découverte du Maroc dans sa diversité historique et culturelle. Les émissions à dimension spirituelle et éducative, telles que « Ilm wa Hadara », « Al Massira Al Qoraniya » ou « Nour Wa Bassair », complètent cette offre, aux côtés de programmes familiaux comme « Oussrati ».
Les plus jeunes ne sont pas oubliés, avec des émissions dédiées à l’enfance et à la jeunesse. « Alam Zaynab wa Nafnouf » et « Al Mofatich Saadane », série d’animation entièrement marocaine, viennent enrichir une grille conçue pour toucher toutes les générations durant le mois sacré.
À travers cette programmation Ramadan 2026, Al Aoula confirme son attachement à la production nationale et à une télévision de service public ancrée dans la réalité sociale, culturelle et spirituelle du pays, en cherchant un équilibre entre divertissement populaire et récits porteurs de sens.


