Casablanca s’apprête à opérer un virage décisif dans sa politique de gestion des déchets, à l’heure où le mandat confié aux sociétés Arma et Averda arrive à son terme en juin 2025. Cette échéance marque le début d’une nouvelle stratégie pour repenser l’ensemble du dispositif de propreté, dans un souci d’efficacité accrue et de meilleure qualité de service.
Le Conseil communal planche d’ores et déjà sur la refonte complète du cadre contractuel. Un appel d’offres d’envergure internationale est en préparation, avec pour ambition d’attirer des opérateurs capables de répondre aux exigences d’une ville en pleine mutation. L’objectif affiché : doter Casablanca d’un système de propreté à la hauteur de son développement urbain et des attentes de ses habitants.
Karim Guelaibi, membre du Conseil de la ville, a annoncé qu’à l’issue de ce contrat, un nouveau cahier des charges sera élaboré, ouvrant la voie à un appel d’offres international, afin de sélectionner des opérateurs capables de relever les défis d’une métropole en constante expansion et garantir un environnement sain à ses habitants.
Lors de récentes sessions de travail, la commission chargée du suivi du secteur a examiné les dysfonctionnements récurrents, tout en saluant certaines améliorations sur le terrain. Un bilan critique a été dressé, mettant en lumière les zones de friction entre la municipalité et les prestataires en place. Il en ressort une nécessité impérieuse de renforcer les dispositifs existants et de viser une montée en gamme des services.
Dans cette perspective, les autorités locales initient la création de brigades spécialisées dans le contrôle de la salubrité publique. Ces unités auront pour mission de lutter contre les incivilités, de veiller au respect des règles d’hygiène et de sensibiliser les citoyens à l’importance de comportements écoresponsables. Un levier essentiel pour réconcilier Casablanca avec ses ambitions de ville propre et moderne.
Ce tournant constitue une réelle opportunité de réinventer un secteur longtemps critiqué, en plaçant la qualité de vie au cœur des priorités. La réussite de cette nouvelle étape dépendra de la capacité des acteurs publics à instaurer une gouvernance transparente, réactive et résolument tournée vers l’avenir.


