Le Maroc et les États-Unis ont réaffirmé, lundi à Rabat, leur volonté de renforcer leur partenariat commercial à l’occasion de la 9ème session du Comité conjoint de suivi de l’Accord de Libre-Échange (ALE). Cette réunion a permis aux deux parties d’examiner plusieurs dossiers liés aux échanges bilatéraux, dans un contexte international marqué par des tensions commerciales et des ajustements douaniers à l’échelle mondiale.
La rencontre a réuni des responsables marocains et une délégation du bureau du Représentant américain au Commerce (Office of the United States Trade Representative), aux côtés de plusieurs hauts responsables institutionnels. Les discussions ont porté sur les moyens de consolider les relations économiques entre Rabat et Washington, mais aussi sur les mécanismes susceptibles de fluidifier les transactions commerciales et d’améliorer l’accès des produits marocains au marché américain.
À l’issue des travaux, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné que cette session s’inscrit dans la continuité de la Vision Royale visant à renforcer la compétitivité de l’économie nationale et à diversifier les partenariats stratégiques du Royaume. Le responsable gouvernemental a insisté sur la nécessité de consolider davantage l’axe Rabat-Washington, alors que l’économie mondiale traverse une phase d’incertitudes marquée par des fluctuations commerciales et des perturbations logistiques.
Le ministre a également mis l’accent sur la recherche d’un meilleur équilibre des échanges commerciaux entre les deux pays. Les discussions ont notamment concerné les questions douanières, ainsi que les leviers permettant de faciliter l’exportation d’un plus grand nombre de produits marocains vers les États-Unis, un marché considéré comme stratégique pour les entreprises marocaines souhaitant accélérer leur développement à l’international.
Cette réunion a aussi été l’occasion pour la partie marocaine de rappeler le rôle du Royaume comme plateforme régionale tournée vers l’Afrique. Rabat mise de plus en plus sur sa position géographique et sur son réseau d’accords commerciaux pour attirer les investissements étrangers et renforcer son statut de hub industriel et logistique reliant l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.
Les deux délégations ont, par ailleurs, examiné l’impact des récentes décisions douanières adoptées par les États-Unis et leurs répercussions sur les exportations marocaines. Les échanges ont permis d’aborder plusieurs pistes destinées à préserver la compétitivité des produits marocains et à améliorer leur positionnement sur le marché américain dans ce nouvel environnement commercial.
Entré en vigueur en 2006, l’Accord de Libre-Échange entre le Maroc et les États-Unis demeure le seul ALE conclu par Washington avec un pays africain. Ce partenariat constitue un levier majeur pour les échanges commerciaux bilatéraux et pour le développement de secteurs stratégiques tels que l’industrie automobile, le textile, l’agroalimentaire ou encore l’aéronautique.
Au-delà des aspects purement commerciaux, cette nouvelle session du Comité conjoint confirme la volonté des deux pays de maintenir un dialogue économique permanent et d’adapter leur coopération aux mutations de l’économie mondiale. Pour Rabat, l’enjeu consiste désormais à transformer davantage cet accord en moteur de croissance, d’exportation et d’attractivité économique.


