Le marché avicole marocain a traversé le mois de Ramadan 2026 sans tensions majeures sur l’approvisionnement ni flambée significative des prix. Dans un contexte marqué par une forte hausse de la consommation alimentaire, la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA) affirme que l’offre nationale en viandes de volaille et en œufs est restée régulière, couvrant l’ensemble des circuits de distribution à l’échelle du pays.
Des souks traditionnels aux marchés de gros, en passant par les grandes et moyennes surfaces, les étals ont été alimentés de manière continue tout au long du mois sacré. Aucune rupture notable n’a été signalée, alors même que cette période représente chaque année un pic critique pour la filière. Les professionnels attribuent cette stabilité à un travail d’anticipation engagé plusieurs mois auparavant, avec une planification précise des volumes mis en production afin de répondre à l’intensification de la demande.
Toute la chaîne de valeur a été mobilisée pour préserver l’équilibre du marché avicole marocain. Les éleveurs ont ajusté les mises en élevage pour sécuriser les volumes nécessaires, tandis que les unités d’abattage et de conditionnement ont adapté leurs cadences pour éviter les retards. En parallèle, les opérateurs logistiques et les distributeurs ont fluidifié l’acheminement des marchandises sur l’ensemble du territoire, réduisant les délais et garantissant la fraîcheur des produits destinés aux consommateurs.
Cette organisation maîtrisée a permis d’absorber la pression saisonnière sans déséquilibre majeur, malgré un environnement économique contraignant. La filière doit composer avec des conditions climatiques irrégulières qui affectent les performances d’élevage, ainsi qu’une augmentation persistante des coûts de production, en particulier ceux liés à l’alimentation animale. Les opérateurs ont toutefois réussi à amortir une partie de ces surcharges grâce à des ajustements internes et à une meilleure coordination entre les différents maillons de production.
Sur le plan des prix, la tendance est restée globalement stable pendant toute la période du Ramadan. Quelques variations ponctuelles ont été relevées selon les points de vente, sans incidence notable sur le pouvoir d’achat. Les œufs de consommation se sont vendus en moyenne entre 1,33 et 1,50 dirham l’unité, un niveau jugé accessible au regard du contexte de forte demande.
La résilience du secteur avicole marocain contraste avec les difficultés observées sur certains marchés européens, où les consommateurs ont récemment fait face à des hausses marquées des prix des œufs et, dans certains cas, à des pénuries temporaires. Le maintien de l’équilibre national s’explique notamment par le modèle des contrats-programmes agricoles, qui a renforcé la structuration et la capacité d’adaptation de la filière.
Au-delà de la période du Ramadan, ces indicateurs confortent le rôle stratégique de l’aviculture dans la sécurité alimentaire du Royaume. La production locale demeure capable de répondre à une demande soutenue sans dépendance excessive aux importations, consolidant ainsi la souveraineté alimentaire nationale.
La FISA réaffirme son engagement à maintenir un approvisionnement régulier du marché, tout en poursuivant les efforts de modernisation et de résilience du secteur. Les professionnels appellent également à une vigilance collective afin de préserver la stabilité des prix et la confiance des ménages.


