Le Maroc franchit une nouvelle étape dans la consolidation de son cadre institutionnel. Réuni ce dimanche sous la présidence du Roi Mohammed VI, le Conseil des ministres a approuvé quatre projets de lois organiques portant sur la moralisation de la vie politique, la modernisation des partis, le contrôle de la constitutionnalité des lois et l’efficacité de la Cour constitutionnelle.
Au cœur de ces réformes, le renforcement de la transparence et de l’intégrité des élections législatives. Le premier texte, consacré à la Chambre des représentants, introduit des mesures inédites pour garantir des scrutins exemplaires : exclusion automatique de tout candidat ayant perdu son éligibilité par décision judiciaire, durcissement des sanctions contre la fraude électorale et moralisation de l’accès à la fonction parlementaire.
Le projet met aussi l’accent sur le renouvellement générationnel et la participation féminine. Les jeunes de moins de 35 ans bénéficieront désormais d’un appui financier couvrant jusqu’à 75 % des frais de campagne électorale, tandis que les circonscriptions régionales seront réservées aux femmes, une mesure destinée à accroître leur représentation au sein de l’hémicycle.
Le deuxième texte s’intéresse à la gouvernance interne des partis politiques. Il prévoit un encadrement plus rigoureux de leur financement, l’obligation de transparence comptable et la promotion active de la participation des jeunes et des femmes aux instances dirigeantes. L’objectif : revitaliser le paysage partisan et adapter son fonctionnement à l’évolution de la société marocaine.
Les deux autres lois organiques concernent la justice constitutionnelle. La première fixe les conditions dans lesquelles un citoyen peut contester la conformité d’une loi à la Constitution, consolidant ainsi la protection des droits et libertés. La seconde réforme la Cour constitutionnelle elle-même : rationalisation de ses procédures, clarification des compétences en matière de contentieux électoral et limitation du cumul des mandats en cas de remplacement d’un membre avant la fin de son mandat.
Ces quatre textes traduisent la volonté du Royaume d’asseoir un système politique plus transparent, plus inclusif et davantage aligné sur les standards démocratiques modernes.

