Le gouvernement Akhannouch reprend officiellement ses activités politiques après la trêve estivale, marquée par des débats animés et des polémiques sur les réseaux sociaux. Ce jeudi 28 août, le Chef du gouvernement présidera le premier Conseil de gouvernement de la saison, une session dont l’ordre du jour s’annonce particulièrement chargé, reflétant les priorités nationales en matière d’enseignement, de gestion publique et de gouvernance.
La réunion débutera par l’examen d’un projet de loi portant sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, un sujet central à l’approche de la rentrée universitaire. L’enjeu de cette loi est de renforcer la qualité et l’attractivité du système éducatif, tout en soutenant l’innovation et la recherche académique.
Deux projets de décrets seront également soumis à l’approbation du Conseil. Le premier concerne la révision du décret instituant la « Taxe de solidarité contre les évènements catastrophiques », dont les fonds sont destinés au Fonds de solidarité pour la gestion des crises. Le second décret vise à fixer les indemnités accordées aux enseignants pour les heures supplémentaires, un point sensible alors que le statut et les conditions du personnel éducatif continuent de susciter des discussions publiques.
La réunion abordera ensuite l’accord de siège conclu entre le Maroc et l’Organisation Africaine des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances Publiques (AFROSAI), signé à Rabat le 30 avril 2025. Cet accord prévoit l’établissement du siège permanent de l’organisation au Maroc, un geste stratégique pour renforcer la place du royaume dans le contrôle et la supervision des finances publiques à l’échelle africaine. Le Conseil examinera également le projet de loi approuvant cet accord, un processus essentiel pour formaliser la coopération institutionnelle.
En conclusion de la séance, les membres du gouvernement se pencheront sur des propositions de nomination à des fonctions supérieures, conformément à l’article 92 de la Constitution, afin de consolider la continuité et l’efficacité de l’administration publique. Une réunion spéciale suivra immédiatement après, consacrée à l’étude de plusieurs projets de loi, signe de l’engagement du gouvernement à maintenir une dynamique législative soutenue dès le démarrage de la nouvelle saison politique.
Cette rentrée politique illustre la volonté du gouvernement Akhannouch de conjuguer modernisation des institutions, soutien au secteur éducatif et consolidation du rôle du Maroc dans les instances africaines de gouvernance. Elle marque également une période où les priorités sociales et économiques seront suivies de près par les citoyens et les acteurs institutionnels, avec une attention particulière portée aux réformes législatives et aux mesures de solidarité.

