Le Festival international du film de femmes de Salé revient pour sa 17e édition, du 23 au 28 septembre 2024, avec une programmation riche et variée, célébrant le cinéma au féminin. Organisé par l’Association Bouregreg, cet événement est devenu un rendez-vous incontournable pour les amateurs de cinéma désireux de découvrir des œuvres créées et interprétées par des femmes. Cette édition rend hommage à deux figures majeures du cinéma : l’actrice marocaine Saâdia Ladib et l’actrice égyptienne Dalia El Beheri, en reconnaissance de leurs carrières impressionnantes.
Le Festival mettra également à l’honneur le cinéma hongrois, avec la projection de trois films réalisés par des femmes : Eden d’Agnes Kocsis, La Dame de Constantinople de Judit Elek et Bóbita, un court métrage de Márta Mészáros. Ces films explorent des thématiques féminines complexes et sont l’occasion de réfléchir à la place des femmes dans le cinéma hongrois, ainsi qu’à leur rôle dans la société. Une rencontre sera d’ailleurs organisée avec des réalisatrices hongroises pour discuter de l’histoire de leur cinéma, en particulier l’évolution des droits des femmes et la parité à travers le 7e art.
Le FIFFS ne se limite pas aux hommages et aux projections, mais propose également des débats et rencontres stimulantes avec les cinéastes en lice pour les différentes compétitions officielles. Cette année, dix longs métrages issus de 20 pays seront en compétition pour le Grand Prix, avec des films comme Triple A de Jihane El Bahar et Langue étrangère de Claire Burger. Le jury, exclusivement féminin, sera présidé par la réalisatrice marocaine Meryem Touzani, accompagnée notamment par la réalisatrice hongroise Agnes Kocsis et l’actrice égyptienne Hana Chiha.
Le festival présente aussi cinq films documentaires, réalisés majoritairement par des femmes, tels que L’Homme vertige de Malaury Eloi Paisley et Rien sur ma mère de Latifa Doghri. La catégorie jeune public met à l’honneur cinq courts métrages marocains dont Sahari, Slem Wesaa et Ana machi ana de Hicham El Jebbari, reflétant la richesse et la diversité des talents nationaux.
En plus des projections, le FIFFS propose un séminaire sur la critique cinématographique féminine et un Dialogue de cinéastes, réunissant des personnalités comme le réalisateur Abdelhaï Laraki et la comédienne Amal Ayouch. Une table ronde sur le parcours inspirant d’Asmae El Moudir et une discussion autour de la représentation des femmes dans les films de Hakim Noury viennent compléter cette programmation. Le festival ne manquera pas d’offrir au public des projections en plein air, des ateliers de formation, ainsi que des présentations de livres dédiés au cinéma féminin.
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