L’affaire avait suscité une vive émotion à Tanger. Un homme est décédé hier Samedi, après avoir été grièvement blessé par plusieurs chiens, dont son propre pitbull, selon les premiers éléments ayant circulé. Le drame, rapidement relayé sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias, avait initialement été présenté comme une attaque brutale de chiens contre leur propriétaire, provoquant choc et nombreuses réactions.
Mais de nouveaux éléments communiqués par des proches du défunt et relayés par l’Association marocaine de protection des animaux apportent aujourd’hui une lecture plus nuancée des circonstances.
Dans une mise au point publiée par le neveu de la victime, la famille affirme vouloir corriger des informations jugées inexactes. Selon ce récit, le défunt était sorti le matin du drame pour acheter du pain, accompagné de son chien. À proximité, il se serait rendu dans une villa appartenant à un ami, où se trouvaient également d’autres chiens.
Toujours selon cette version, alors qu’il échangeait au téléphone avec sa fiancée, il aurait signalé ressentir un important vertige avant de s’effondrer soudainement.
C’est après cette chute, et alors qu’il aurait perdu connaissance, que les chiens présents seraient intervenus, causant les blessures qui ont entraîné son décès.
Un élément supplémentaire est venu nourrir cette relecture du drame : selon l’Association marocaine de protection des animaux, la victime souffrait d’épilepsie, et l’hypothèse d’une crise ayant précédé la chute est avancée.
Selon cette lecture, des mouvements involontaires liés au malaise auraient pu provoquer une réaction de stress ou de confusion chez les chiens, davantage qu’une agression spontanée telle qu’elle avait pu être initialement décrite.
L’association appelle, dans ce contexte, à éviter les conclusions hâtives et met en garde contre les interprétations réduisant l’affaire à une attaque de “chiens dangereux” sans attendre que les circonstances soient pleinement établies.
À ce stade, ces éléments relèvent de témoignages communiqués publiquement et ne se substituent pas aux conclusions d’une éventuelle enquête officielle. Mais ils déplacent sensiblement la compréhension d’un drame qui, depuis le départ, avait été saisi à travers une version partielle des faits.

