Aux portes de la Coupe d’Afrique des nations, Tanger s’offre un symbole de modernité urbaine : un parking titanesque de plus de 3.000 places qui s’étend comme une mer d’asphalte autour du Grand Stade. À mesure que les ouvriers posent les dernières touches, la ville du Détroit s’apprête à fluidifier sa respiration, celle des grands soirs de match et des foules en liesse.
Dans le quartier de Ziaten, le chantier a pris des allures de course contre la montre. Nuit et jour, les engins s’affairent pour livrer, d’ici au 14 novembre, cette infrastructure stratégique qui ouvrira ses portes lors du match Maroc–Mozambique, marquant la réouverture officielle du Grand Stade. Ce nouvel espace, pensé pour absorber le flot de véhicules attendu lors des grands événements sportifs, s’intègre au plan global de modernisation que Tanger déploie depuis plusieurs années.
Le futur parking, adossé à la façade nord-est du stade, ne se contente pas d’offrir de la place : il redéfinit la mobilité. Équipé de systèmes de vidéosurveillance, d’un éclairage haute intensité et d’aménagements accessibles aux personnes à mobilité réduite, il dispose de multiples sorties vers le boulevard Moulay Rachid et la route de Rabat, conçues pour éviter les embouteillages d’après-match.
Ce chantier, déjà achevé à plus de 95 %, s’inscrit dans la vision d’une Tanger sportive et connectée, prête à accueillir non seulement la CAN 2025 mais aussi la Coupe du monde 2030. Autour du stade, les travaux de réaménagement urbain se poursuivent tambour battant : voiries refaites, espaces verts reconfigurés, accès optimisés. Le tout sous la houlette de la wilaya, qui orchestre un projet où l’efficacité technique se mêle à l’ambition esthétique.
Tanger n’érige donc pas qu’un parking. Elle bâtit un symbole : celui d’une ville qui se projette, d’un Maroc en mouvement, où l’infrastructure devient le prolongement d’une fierté nationale prête à vibrer au rythme du football africain.

