Le tirage au sort de la Coupe du monde 2026, prévu le 5 décembre à Washington, livrera enfin la composition des 12 groupes du premier Mondial élargi à 48 équipes. Le Maroc, solidement installé dans le chapeau 2 grâce à sa 11ᵉ place au classement FIFA du 19 novembre 2025, connaît désormais les contours de son statut : les Lions de l’Atlas éviteront les nations de leur propre chapeau, mais restent exposés à un groupe particulièrement relevé, notamment en cas de confrontation avec l’un des pays hôtes ou une puissance du chapeau 1.
La FIFA a détaillé les règles de ce tirage majeur, scruté par l’ensemble du monde du football. Les États-Unis, le Canada et le Mexique, co-organisateurs de cette édition, sont automatiquement placés en tête des groupes A, B et D pour des raisons logistiques. Les autres têtes de série – Espagne, Argentine, France, Angleterre, Brésil, Portugal, Pays-Bas, Belgique et Allemagne – hériteront, elles aussi, des premières positions de leurs groupes, conformément aux usages. Cette configuration garantit une répartition claire des favoris et dessine déjà la physionomie d’un tournoi où l’équilibre sportif est devenu une priorité.
La FIFA applique par ailleurs des règles géographiques strictes : une seule équipe d’une même confédération peut se retrouver dans un groupe, à l’exception notable de l’UEFA, forte de seize qualifiés. Chaque poule devra ainsi compter au moins une nation européenne, sans jamais dépasser deux. Les vainqueurs des barrages européens et du tournoi intercontinental rejoindront le chapeau 4, complétant ainsi un ensemble qui promet des combinaisons parfois inattendues.
Pour maintenir une dynamique compétitive adaptée à un format élargi, l’instance internationale impose un dispositif particulier aux quatre meilleures équipes mondiales : l’Espagne, l’Argentine, la France et l’Angleterre ne pourront se rencontrer qu’à partir des demi-finales, sous réserve de terminer premières de leur groupe. Cette mesure vise à éviter un déséquilibre prématuré dans le tableau final, tout en assurant une progression cohérente des grandes nations.
Pour le Maroc, la situation est contrastée. Le chapeau 2 offre l’avantage d’éviter des adversaires tels que la Croatie, la Colombie, l’Uruguay ou encore le Japon, mais n’exclut pas un tirage difficile. Affronter un hôte – et donc évoluer dans des conditions d’ambiance et de déplacement particulières – reste un scénario réaliste. De même, tomber sur des géants comme le Brésil, la France ou le Portugal figure parmi les possibilités. Le tirage, très encadré mais souvent imprévisible, décidera de l’allure du parcours des Lions dans une compétition où chaque détail compte.
Les supporters devront finalement patienter jusqu’au 6 décembre pour découvrir le calendrier complet des rencontres, incluant les stades, les horaires et l’ordre des matches. La FIFA promet une programmation pensée pour optimiser la récupération des équipes et la visibilité mondiale des affiches, un défi majeur compte tenu des décalages horaires entre les villes hôtes.


