À partir du 1er juillet 2025, la France serre la vis contre la cigarette dans l’espace public, notamment là où les enfants sont présents. Plages, parcs, abords d’écoles… les Marocains en vacances sont prévenus : fumer au mauvais endroit peut désormais coûter cher.
Fumeurs marocains en partance pour la Côte d’Azur, Biarritz ou encore la Bretagne cet été, un conseil : glissez aussi un patch nicotine dans votre valise. Car à compter du 1er juillet, un mégot allumé au mauvais endroit pourrait vous coûter 135 euros. C’est le montant de l’amende prévu par la nouvelle mesure anti-tabac annoncée par Catherine Vautrin, ministre française de la Santé.
L’interdiction vise les lieux publics extérieurs fréquentés par des enfants, comme les plages, parcs, jardins, abords d’écoles, arrêts de bus, terrains de sport. Le mot d’ordre est sans appel : « Là où il y a des enfants, le tabac doit disparaître », martèle la ministre dans une interview à Ouest-France. Le périmètre précis autour des établissements scolaires sera défini prochainement dans un décret, en lien avec le Conseil d’État.
Les terrasses de cafés, en revanche, restent une zone grise où la cigarette conserve (encore) ses droits. Idem pour les cigarettes électroniques, bien que la ministre annonce vouloir réduire le taux de nicotine et limiter les arômes d’ici à fin 2026.
Cette série de mesures s’inscrit dans le Programme national de lutte contre le tabac 2023-2027, qui vise une génération libérée de la dépendance au tabac d’ici 2032. Un objectif ambitieux dans un pays où le tabagisme tue 75 000 personnes chaque année.
Et les Français ? Ils semblent prêts à tourner la page : 62 % d’entre eux se disent favorables à une interdiction renforcée de la cigarette dans l’espace public, selon un sondage de la Ligue contre le cancer.
Alors pour les vacanciers marocains, mieux vaut repérer les zones sans tabac avant de déplier la serviette… ou risquer de repartir avec un souvenir à 135 euros.

