Alors que le monde semble avoir tourné la page des grandes vagues de Covid-19, un nouveau variant vient rappeler que le virus n’a pas totalement disparu. Le sous-variant NB.1.8.1, issu du recombinant XDV.1.5.1, est désormais suivi de près par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui l’a récemment classé parmi les variants sous surveillance. Repéré pour la première fois en janvier 2025, il connaît depuis une progression rapide dans plusieurs régions du globe.
Entre le début et la fin du mois d’avril, sa fréquence parmi les séquences génétiques partagées sur la plateforme GISAID est passée de 2,5 % à 10,7 %. Ce bond concerne essentiellement l’Europe, le Pacifique occidental et les Amériques. Aucun cas n’a été signalé en Afrique ni au Moyen-Orient à ce jour.
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Une contagiosité accrue, mais un risque limité
NB.1.8.1 présente des mutations au niveau de la protéine Spike, connues pour faciliter la transmission ou réduire partiellement la neutralisation immunitaire. Pourtant, selon les données disponibles, son comportement reste proche de celui d’autres sous-variants récents d’Omicron, comme JN.1. Aucun signe ne laisse présager une forme plus sévère de la maladie ou une hausse des hospitalisations et des décès.
Les vaccins à base de souches JN.1 ou KP.2 offrent toujours une protection contre les formes symptomatiques et graves de l’infection par NB.1.8.1. L’OMS encourage néanmoins les États à poursuivre les recherches sur la réponse immunitaire et à renforcer la couverture vaccinale, notamment chez les personnes âgées et les patients immunodéprimés.
Dans un contexte de mutation continue du virus, l’OMS a décidé de prolonger jusqu’au 30 avril 2026 ses recommandations sanitaires globales sur le Covid-19. Cette extension vise à intégrer pleinement la gestion de la pandémie aux stratégies plus larges de lutte contre les maladies infectieuses.
Pas de panique, mais une surveillance nécessaire
Malgré la hausse de la circulation du variant NB.1.8.1, aucune résistance aux traitements antiviraux existants, comme le remdesivir ou le molnupiravir, n’a été détectée. L’OMS appelle à une vigilance scientifique rigoureuse tout en écartant tout discours alarmiste.
Les recommandations clés de l’OMS :
- Renforcer le séquençage génomique pour détecter les mutations émergentes
- Accélérer la vaccination des populations à risque
- Maintenir les mesures barrières dans les zones de circulation active
- Mener des études cliniques pour évaluer l’efficacité vaccinale
Si NB.1.8.1 ne représente pas une menace majeure pour l’instant, il rappelle que la prudence reste de mise dans une épidémie qui évolue sans cesse.

