Le Wydad Athletic Club a officialisé, ce lundi, la fin de sa collaboration avec Mohamed Amine Benhachem. Présentée comme une séparation à l’amiable, la décision intervient dans un climat sportif tendu, marqué par des résultats jugés insuffisants au regard des ambitions du club casablancais.
Dans un communiqué sobre, le WAC évoque une réorganisation interne à l’approche des prochaines échéances. Une formulation mesurée qui traduit en réalité l’urgence de redresser la trajectoire d’une saison devenue instable. L’élimination en quart de finale de la Coupe de la Confédération CAF face à Olympique de Safi a servi de déclencheur, accélérant une décision qui semblait déjà en gestation.
Ce revers continental a ravivé les interrogations autour du projet sportif. Dans un environnement où la pression du résultat est constante, chaque contre-performance pèse lourd. Le Wydad, habitué aux grandes scènes africaines, ne pouvait se permettre de prolonger une dynamique incertaine, surtout dans une compétition où il nourrit traditionnellement de fortes ambitions.
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Arrivé dans un contexte déjà délicat, Benhachem aura tenté d’apporter de la stabilité à un groupe en manque de repères. Le club lui reconnaît d’ailleurs son professionnalisme et son engagement, signe que les difficultés rencontrées dépassent le seul cadre du banc de touche. Entre manque de continuité, instabilité interne et pression permanente, la saison wydadie s’est construite dans un climat peu propice à la sérénité.
En coulisses, le nom de Patrice Carteron revient avec insistance. L’entraîneur français, qui connaît bien la maison pour y avoir déjà exercé, serait actuellement à Casablanca pour finaliser les contours de son retour. Un choix qui s’inscrit dans une logique de sécurisation : expérience du contexte africain, connaissance du club et capacité à gérer les périodes sous tension.
Le Wydad joue désormais une partie décisive de sa saison. Le changement d’entraîneur apparaît comme une tentative de relance immédiate, avec l’espoir de rétablir une dynamique positive avant les prochaines échéances. Dans un club où l’exigence ne laisse guère de place à l’attente, le temps est compté.

