La crise s’accélère au sein du Wydad de Casablanca. Les adhérents du club casablancais réclament désormais le départ immédiat de leur président, Hicham Aït Menna, rejetant catégoriquement l’idée d’un maintien jusqu’à la fin de la saison. Dans un communiqué ferme, ils dénoncent une situation jugée intenable et exigent une rupture nette avec la gouvernance actuelle.
À l’origine de cette nouvelle escalade, l’annonce de la démission différée du président. Une décision perçue comme incohérente par les adhérents, qui y voient une tentative de prolonger un mandat déjà contesté. Pour eux, maintenir l’équipe dirigeante en place jusqu’à l’Assemblée générale revient à entretenir une confusion préjudiciable à la stabilité du club, alors même que la défiance des supporters n’a cessé de croître ces dernières semaines.
Le ton du communiqué ne laisse place à aucune ambiguïté. Les signataires pointent une gestion qu’ils qualifient d’échec, évoquant une perte de confiance généralisée au sein des différentes composantes du Wydad. Ils estiment que la volonté de différer le départ s’apparente à une manœuvre visant à conserver le contrôle du processus de transition. Une position qu’ils jugent incompatible avec les principes de transparence et de neutralité.
Au cœur des critiques, une question de légitimité. Les adhérents contestent le fait qu’un bureau ayant annoncé sa démission puisse superviser la désignation de son successeur. Une situation qu’ils considèrent comme problématique sur le plan institutionnel, dans la mesure où elle placerait les dirigeants sortants en position de juge et partie. Pour eux, cette configuration fragilise la crédibilité de toute future élection.
Face à ce blocage, les adhérents avancent une alternative claire : une démission immédiate et définitive du président et de son bureau, suivie de la mise en place d’un comité provisoire indépendant. Cette structure transitoire serait chargée d’assurer la gestion courante du club jusqu’à l’élection d’une nouvelle direction, dans un cadre jugé plus équitable.
Au-delà de la bataille institutionnelle, c’est l’avenir du Wydad qui se joue dans cette séquence tendue. Entre résultats sportifs décevants et turbulences internes, le club traverse une période d’incertitude qui pourrait peser lourd sur ses ambitions. Dans ce contexte, la question de la gouvernance apparaît plus que jamais centrale pour restaurer la confiance et remettre l’institution sur des bases solides.

