Alors que des centaines de milliers de candidats planchaient cette semaine sur les épreuves du baccalauréat, un autre sujet s’est imposé dans les discussions des élèves, sur les réseaux sociaux comme à la sortie des centres d’examen : la présence de la machine anti-triche « T3 Shield ».
Déployé dans plusieurs centres d’examen à travers le Royaume, cet appareil conçu pour détecter les appareils électroniques et les signaux radio a rapidement attiré l’attention des candidats. À tel point que pour de nombreux élèves, la machine a parfois suscité davantage de commentaires que les sujets eux-mêmes.
Dans les cours des lycées, sur TikTok, Instagram ou encore dans les groupes de discussion des candidats, les témoignages se sont multipliés. Plusieurs élèves racontent avoir été perturbés par les passages répétés des agents chargés de manipuler l’appareil dans les salles d’examen.
« On entendait davantage parler de la machine que des épreuves », résume un candidat rencontré à Casablanca. D’autres évoquent une source de stress supplémentaire dans un contexte déjà marqué par une forte pression psychologique.
L’appareil, développé par la startup marocaine SensThings, issue de l’écosystème de l’Université Mohammed VI Polytechnique, a été présenté comme un outil destiné à renforcer la lutte contre la fraude lors des examens. Compact et autonome, il est capable de détecter la présence de dispositifs électroniques et de localiser certaines émissions radio susceptibles d’être utilisées pour tricher.
Mais au-delà de ses caractéristiques techniques, c’est surtout son impact sur l’ambiance des salles qui a retenu l’attention. Plusieurs candidats expliquent que les déplacements fréquents des opérateurs entre les rangées, parfois à proximité immédiate des élèves en pleine concentration, ont créé une tension palpable dans certaines classes.
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses publications ont relayé des photos, vidéos et commentaires autour de l’appareil. Certains internautes se sont interrogés sur son fonctionnement, d’autres sur son efficacité réelle, tandis que plusieurs candidats ont estimé que sa présence contribuait à accroître le stress déjà associé à l’examen du baccalauréat.
Cette édition 2026 du bac restera ainsi marquée par l’apparition de cette technologie dans les centres d’examen. Qu’elle soit perçue comme un outil de contrôle nécessaire ou comme un facteur de pression supplémentaire, une chose est certaine : la machine « T3 Shield » a largement occupé les conversations des candidats, au point de devenir l’un des symboles les plus commentés de cette session.


